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Marguerite Bourgeoys, sainte de la Nouvelle-France

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Contexte
Le 31 octobre 1982, Marguerite Bourgeoys, fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame, est canonisée par le pape Jean-Paul II. Première éducatrice de la Nouvelle-France, elle avait été béatifiée par le pape Pie XII le 12 novembre 1950. Près de 20 000 fidèles assistent à la cérémonie de canonisation à Rome. Dans son allocution, le pape Jean-Paul II rend hommage aux qualités de pédagogue de la religieuse, de même qu'à sa vision avant-gardiste de l'enseignement aux filles et aux autochtones.

Née en 1620, à Troyes, en Champagne, tout comme Paul Chomedey de Maisonneuve et Jeanne Mance, Marguerite Bourgeoys arrive à Ville-Marie en 1653. Maisonneuve convainc la jeune femme de s'occuper de l'éducation des enfants en Nouvelle-France. En avril 1658, Marguerite Bourgeoys ouvre la première école montréalaise, qui accueille quelques filles et garçons de colons dans une étable de pierre désaffectée. En 1668, elle transporte ses activités à la maison Saint-Gabriel de la Pointe-Saint-Charles. Elle s'occupe aussi des filles du roi qui n'ont pas encore trouvé de mari, agissant comme travailleuse sociale avant la lettre.

Marguerite Bourgeoys décide de fonder une nouvelle communauté dont la mission première sera l'enseignement. Elle obtient les lettres patentes de la Congrégation de Notre-Dame en 1671. Mère Bourgeoys innove en fondant la première communauté de religieuses non cloîtrées du 17e siècle. Une règle canonique obligeait en effet depuis 1566 les congrégations de femmes à suivre la loi de la clôture. Les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, dites « séculières », se déplacent à travers la colonie et fondent des écoles dans les missions. Marguerite Bourgeoys encourage l'instruction des filles et instaure des méthodes pédagogiques avant-gardistes pour l'époque. Elle décède à Montréal le 12 janvier 1700. Ce jour demeure celui de sa célébration liturgique.
Le saviez-vous?
• La canonisation de Marguerite Bourgeoys le 31 octobre 1982 est l'aboutissement d'un long processus appelé la « cause de sainte Marguerite Bourgeoys » qui remonte à 1869 sur l'initiative de Mgr Bourget.

• Introduite à Rome en 1878, la cause est sanctionnée par plusieurs décrets, notamment le « décret d'approbation des miracles » qui atteste des miracles réalisés grâce à l'intercession de la bienheureuse Marguerite Bourgeoys.

• En 1657, Marguerite Bourgeoys obtient l'autorisation des autorités ecclésiastiques de bâtir une chapelle sur les bords du fleuve Saint-Laurent. La construction de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours s'achève en 1678. Un violent incendie détruit la chapelle en 1754.

• La chapelle actuelle, reconstruite par-dessus les fondations de la première église de pierre de Montréal, date de 1771. Il s'agit d'un des premiers lieux de pèlerinage de la ville.

• D'importantes fouilles archéologiques réalisées entre 1996 et 1998 permettent de découvrir des vestiges de la première chapelle. Parmi ces artefacts figure une statuette en bois de chêne de la Vierge offerte à Marguerite Bourgeoys par le baron de Fancamp, un des premiers membres de la Société de Notre-Dame de Montréal.

• Dans une salle attenante à la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours se trouve le musée Marguerite-Bourgeoys. La vie et l'œuvre de la sainte sont évoquées dans quatre salles.

• Le portrait le plus connu de Marguerite Bourgeoys a été peint en 1700 par Pierre LeBer immédiatement après la mort de la religieuse. Des doutes quant à l'authenticité du portrait sont soulevés au milieu du 20e siècle. Le restaurateur Edward Korany analyse le tableau et révèle que le « vrai portrait » a été camouflé sous plusieurs couches de repeints.
Infos

Marguerite Bourgeoys, sainte de la Nouvelle-France

Média : Télévision

Émission : Téléjournal

Date de diffusion : 31 octobre 1982

Ressource(s) : Louise Arcand, Paul-André Comeau

Durée : 2 min 42 s

Dernière modification :
29 octobre 2004