Aller au menu Plan du site

Françoise Sullivan, entre la danse et la sculpture

Accueil · Françoise Sullivan, entre la danse et la sculpture
Contexte
Signataire du Refus global, Françoise Sullivan publie un texte intitulé « La danse et l'espoir » dans le célèbre manifeste. Fondatrice de la danse moderne au Québec, Sullivan transpose les principes de l'automatisme dans le domaine de la danse. Selon sa conception, « le danseur doit libérer les énergies de son corps par les gestes spontanés qui lui seront dictés ». Dans cette entrevue accordée en 1978, Françoise Sullivan évoque l'importance de sa rencontre avec Paul-Émile Borduas.

Née en 1925 à Montréal, Françoise Sullivan est issue d'un milieu bourgeois, son père occupant la fonction de sous-ministre des Postes. Après des études à l'École des beaux-arts de 1939 à 1944, elle se rend à New York où elle suit des cours de danse moderne. En 1949, elle épouse le peintre Paterson Ewen et donne naissance à quatre garçons. L'artiste se tourne alors vers la sculpture, elle apprend la technique du métal soudé avec le sculpteur Armand Vaillancourt et la sculpture sur bois, sur fer et sur plâtre avec Louis Archambault. En 1963, elle obtient le Prix du Québec en sculpture pour son œuvre intitulée Chute concentrique.

Dans les années 1980, Françoise Sullivan se consacre à nouveau à la peinture après avoir exploré l'art minimaliste et conceptuel. Elle enseigne également à l'Université Concordia. En 1987, elle reçoit le prix Borduas pour l'ensemble de son œuvre. En 1997, Sullivan réalise une œuvre monumentale intitulée Montagnes, exposée en permanence à l'entrée du pavillon des sciences de l'Université du Québec à Montréal. À l'âge de 78 ans, elle peint une série de monochromes en hommage aux grands artistes disparus, à l'occasion d'une rétrospective de son œuvre au Musée des beaux-arts de Montréal au cours de l'été 2003.
Le saviez-vous?
• Françoise Sullivan est l'amie d'enfance du peintre Pierre Gauvreau et du psychanalyste Bruno Cormier, tous deux signataires du Refus global. Les amis montent parfois des spectacles ensemble. En 1939, le groupe joue une pièce au bénéfice des enfants pauvres dont s'occupe le docteur Norman Bethune.

• À son retour de New York en 1947, Sullivan crée une série de chorégraphies sur les quatre saisons. Jean-Paul Riopelle filme la danse intitulée L'Hiver en février 1948 chez lui, à Otterburn Park. Maurice Perron photographie la danseuse et nomme cette série Danse dans la neige. Les photographies sont le seul témoignage qui subsiste de cette chorégraphie car le film de Riopelle s'est perdu. Elles sont publiées en 1978 dans un album de luxe tiré à 53 exemplaires.

• Françoise Sullivan décrit cette danse improvisée en ces termes : « J'ai dansé les pieds légers sur les pentes rudes de l'hiver. J'ai tourné dans l'air glacé et couru sous le soleil qui s'est voilé ».

• Né à Montréal en 1925, Paterson Ewen étudie à l'Université McGill. Attiré par l'art abstrait au contact des automatistes, il délaisse temporairement la figuration. Il s'établit à London, en Ontario, en 1968. Il revient alors à la figuration, peignant les phénomènes météorologiques sur contreplaqué. En 1982, il représente le Canada à la Biennale de Venise.
Infos

Françoise Sullivan, entre la danse et la sculpture

Média : Télévision

Émission : Femme d'aujourd'hui

Date de diffusion : 10 mars 1978

Invité(s) : Françoise Sullivan

Ressource(s) : Louise Arcand

Durée : 10 min 32 s

Photo : Succession Maurice Perron

Dernière modification :
6 janvier 2009