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Comment protéger la faune?

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Contexte
Dans les années 1980, les Québécois se préoccupent de plus en plus de conservation de la nature. La Fédération québécoise de la faune regroupe alors plus de 250 000 membres. Ce nouvel intérêt encourage le gouvernement du Québec à adopter une loi avant-gardiste pour protéger les espèces en voie de disparition.

En janvier 1990, Joanne Arcand s'entretient avec différents intervenants du milieu de la conservation de la faune. Elle tente d'en savoir plus sur les actions prises pour protéger les espèces rares.

Selon Léo-Paul Gaudreault, biologiste et directeur du patrimoine écologique au ministère de l'Environnement, l'une des particularités de la nouvelle loi est qu'elle impose une gestion de la faune prenant en compte la rareté des espèces. Pour la première fois, une loi québécoise couvre l'ensemble de la biodiversité, dont les invertébrés et les végétaux.

La loi vise aussi la sauvegarde des habitats et des milieux de vie des espèces menacées. Pour arriver à des résultats intéressants, le ministère de l'Environnement souhaite créer des programmes de réintroduction d'animaux dans leur milieu naturel.

Afin de sauver une espèce menacée, les biologistes privilégient parfois la réintroduction d'espèces semblables dans un milieu naturel. Avant d'être réintroduites, ces espèces sont capturées puis déplacées, ou bien élevées en captivité dans des jardins zoologiques.

Mais, comme l'explique le biologiste Jacques Prescott, toutes les espèces animales ne supportent pas l'élevage en captivité. Dans certains cas, seule la conservation d'un habitat naturel permet l'accroissement d'une population. La création de parcs ou de réserves naturelles devient alors nécessaire à la survie d'une espèce.
Le saviez-vous?
• En 1990, Jacques Prescott dirige le Jardin zoologique de Québec. Au cours de sa carrière, ce biologiste s'impliquera dans des organisations écologiques, dont l'Union québécoise pour la conservation, la Fédération canadienne de la faune et l'Union mondiale pour la nature. Sa participation au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, en 1992, l'amènera à s'intéresser au développement durable des ressources naturelles.

• En 2001, Jacques Prescott reçoit le prix Pierre-Dansereau de l'Association des biologistes du Québec.

• De 500 individus dans les années 1950, la population du troupeau de caribous de la Gaspésie est passée à environ 200 individus dans les années 1970. Pour remédier à la situation, le gouvernement québécois a établi un plan de rétablissement du caribou, entre 1990 et 1995. Ce plan a permis le maintien du nombre de caribous, notamment par le trappage de coyotes, son principal prédateur.

• Le carcajou, un petit prédateur aux yeux noirs perçants et au pelage brun long et épais, a pratiquement disparu de l'est du Canada. Au Québec, on l'a observé pour la dernière fois en 1982. Le carcajou se retrouve toujours dans les Rocheuses et au nord du pays.

• Dans les prochaines années, des carcajous capturés dans l'ouest du Canada seront relâchés au Québec afin d'y rétablir des populations autosuffisantes de carcajous.
Infos

Comment protéger la faune?

Média : Radio

Émission : Aujourd'hui la science

Date de diffusion : 21 janvier 1990

Invité(s) : François Duchesneau, Paul Gaudreault, Pierre Morency, Jacques Prescott

Ressource(s) : Joane Arcand, Yanick Villedieu

Durée : 19 min 20 s

Dernière modification :
31 mai 2006