Aller au menu Plan du site

La question référendaire de 1980

Accueil · La question référendaire de 1980
Contexte
Les grandes lignes de la question référendaire se décident au congrès péquiste de mai 1979. Le parti demandera aux Québécois un mandat pour négocier avec le Canada une association entre États. Si la population répond par l'affirmative, un second référendum devra entériner la modification de statut du Québec. Prudents, les souverainistes souhaitent préserver les liens tissés avec le reste du pays.

Le 20 décembre 1979, jour du dévoilement de la question référendaire, les députés Gérald Godin et Solange Chaput-Rolland débattent de la clarté et de la longueur du libellé.

Entre le 4 et le 20 mars 1980, les députés de l'Assemblée nationale débattent pendant trente-cinq heures de la question référendaire. Claude Ryan, chef de l'opposition, la qualifie d'« emberlificotée » et dénonce la dilution de l'option péquiste.

Mieux préparés, les députés du Parti québécois gagnent le face-à-face. Pour la première fois, les souverainistes dominent dans les sondages. Le 15 mars, selon l'Institut québécois d'opinion publique, le Oui est en tête avec 52 % des intentions de vote, contre 48 % pour le Non.

En décembre 1979, le gouvernement conservateur minoritaire de Joe Clark, élu en mai, doit déclencher des élections après l'adoption en chambre d'une motion de défiance contre son budget. Le 18 février 1980, un mois avant le long débat à l'Assemblée nationale, les Canadiens choisissent un nouveau gouvernement.

Au cours de la campagne, les chefs de partis déclarent ne pas vouloir négocier avec le Québec tant que René Lévesque serait au pouvoir. Pierre Elliott Trudeau, avec la promesse de raviver l'unité du pays, remporte les élections.
Le saviez-vous?
• En novembre 1979, le Conseil exécutif du gouvernement du Québec publie son livre blanc sur la souveraineté-association. Il y définit la nouvelle entente Québec-Canada comme une relation d'égal à égal proposée au peuple québécois.

• L'entente prévoit le maintien des frontières ouvertes et une monnaie commune. Elle laisserait entièrement au Québec le pouvoir de régir ses lois et de prélever ses impôts. En tant que pays souverain, le Québec adhérerait aux institutions internationales comme l'ONU et l'OTAN.

• Dans les mois qui précèdent le début de la campagne référendaire, le Parti québécois semble perdre du terrain. Le 14 novembre 1979, le Parti libéral du Québec gagne trois nouveaux sièges lors d'élections partielles.

• En janvier 1980, la commission constitutionnelle du Parti libéral du Québec réplique au livre blanc péquiste en proposant dans son « livre beige » un fédéralisme renouvelé. Le projet propose le remplacement du Sénat par un conseil fédéral de 80 délégués. Il n'accorde aucun statut particulier au Québec.

• En juin 1978, le livre blanc du gouvernement fédéral sur la Constitution canadienne, intitulé Le temps d'agir, propose un renouvellement des structures politiques de la fédération canadienne. Impopulaire auprès des provinces, le projet sera abandonné.

• Pour tenter de répondre aux aspirations du Québec, Ottawa crée une Commission royale d'enquête sur l'unité canadienne. En janvier 1979, le rapport Pépin-Robarts remet en question la centralisation du gouvernement fédéral et propose des solutions à la crise constitutionnelle canadienne.
Infos

La question référendaire de 1980

Média : Radio

Émission : Présent édition québécoise

Date de diffusion : 20 décembre 1979

Invité(s) : Solange Chaput-Rolland, Gérald Godin, René Lévesque

Ressource(s) : Robert Desbiens, Michel Lacombe

Durée : 11 min 35 s

Dernière modification :
28 février 2008