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Ludmilla Chiriaeff, mère de la danse au Québec

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Contexte
En février 1973, Lise Payette accueille à son émission Appelez-moi Lise Ludmilla Chiriaeff. Madame, comme on l'appelle affectueusement, raconte son parcours depuis la ville portuaire de Riga, en Lettonie, sur les bords de la mer Baltique, jusqu'à son arrivée à Montréal en janvier 1952. C'est une entrevue simple et humaine que Ludmilla Chiriaeff accorde à Lise Payette, retraçant les moments forts de sa vie privée et professionnelle.

Ludmilla Chiriaeff, de son nom de fille Otzup-Gorny, voit le jour le 10 janvier 1924 dans la ville de Riga, en Lettonie, d'un père russe et d'une mère polonaise. Ses parents fuient la révolution russe et, après un arrêt en Lettonie, s'installent à Berlin, en Allemagne. C'est dans cette ville qu'à l'âge de six ans Mme Chiriaeff fait ses débuts en danse avec Alexandra Nicolaieva, une ancienne ballerine du Bolchoï. À la fin des années 1930, elle débute en tant que soliste dans les Ballets russes du colonel de Basil. À la même époque, elle est initiée à la chorégraphie par Michel Fokine.

En septembre 1939, la guerre met fin abruptement au rêve de Mme Chiriaeff. Soupçonnée d'être juive, elle est internée dans un camp de concentration. Avec la fin de la guerre et la chute de Berlin, elle réussit à s'enfuir en Suisse, en avril 1945. Forte de son expérience, elle fonde sa première compagnie, le Ballet des Arts de Genève, en 1949. Fin janvier 1952, Mme Chiriaeff débarque à Montréal. Un concours de circonstances fait en sorte qu'elle travaille à la télévision de Radio-Canada, alors naissante, comme chorégraphe pour l'émission L'Heure du concert. La troupe qu'elle fonde pour l'occasion, les Ballets Chiriaeff, deviendra en 1957 les Grands Ballets canadiens. Celle qui clamait que « la danse appartient au Québec » s'est éteinte à Montréal le 22 septembre 1996.
Le saviez-vous?
L'Heure du concert permet à Mme Chiriaeff de danser, de chorégraphier et de participer à près de 300 émissions pour la télévision de Radio-Canada, entre 1952 et 1955.

• Mme Chiriaeff consacra sa carrière non seulement à l'instruction et au développement des danseurs, mais aussi à faire reconnaître la danse et à lui donner une place légitime au Québec.

• En plus des Grands Ballets canadiens, créés en 1957, Mme Chiriaeff fonde, en 1958, l'École de ballet Chiriaeff. En 1966, à la demande du ministère des Affaires culturelles du Québec, elle fonde l'École supérieure de danse, qui deviendra en 1980 l'École supérieure de danse du Québec.

• En reconnaissance de son importante contribution pour la danse au Québec et dans le monde, de nombreux honneurs sont décernés à Mme Chiriaeff. Prix Denise-Pelletier du gouvernement du Québec en 1980, grades de compagnon de l'Ordre du Canada en 1984 et de grand officier de l'Ordre national du Québec en 1985, médaille Nijinski en 1992, ne sont que quelques-unes de ces récompenses.

• Les dernières années de la vie de Mme Chiriaeff furent troublées par l'apparition du syndrome de Guillain-Barré, une maladie qui s'attaque au système nerveux.
Infos

Ludmilla Chiriaeff, mère de la danse au Québec

Média : Télévision

Émission : Appelez-moi Lise

Date de diffusion : 8 février 1973

Invité(s) : Ludmilla Chiriaeff

Ressource(s) : Jacques Fauteux, Lise Payette

Durée : 10 min 06 s

Audio d'une émission de télévision

Dernière modification :
28 octobre 2008