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Jean Chrétien premier ministre

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Contexte
Le 25 octobre 1993, après neuf ans de règne conservateur, le Parti libéral forme un gouvernement majoritaire. Jean Chrétien devient le 20e premier ministre du Canada et accomplira pas moins de trois mandats consécutifs à la tête de gouvernements majoritaires, du jamais vu depuis Mackenzie King!

À l'instar de Bernard Derome, plusieurs affirment le jour de l'assermentation que Chrétien réalise là le rêve de sa vie. Pourtant, celui-ci a déjà dit près de vingt ans plus tôt qu'il n'avait aucun rendez-vous avec le destin et aucune ambition de devenir premier ministre...

Au cours de son premier mandat, Chrétien entreprend d'assainir les finances publiques. Il s'attaque à la question du déficit et de la réduction de la dette nationale. Objectif : déficit zéro, qu'il atteint, contre toute attente, en moins de trois ans. Il réduit la taille du gouvernement, met sur pied des réformes pas toujours populaires, comme celle de l'assurance-emploi, et abolit 45 000 postes dans la fonction publique. Le budget du Canada, déficitaire de 40 milliards en 1993, enregistre un surplus de 17 milliards sept ans plus tard.

La question constitutionnelle pourchasse Jean Chrétien jusqu'au bout. Au cours de son premier mandat, il voit sa crédibilité fortement ébranlée. Les résultats très serrés du référendum de 1995 donne des sueurs froides au Canada. Pourtant, jusqu'à la toute dernière minute, Chrétien affichait une assurance presque inquiétante, affirmant que le fédéralisme triompherait encore une fois... Conscient d'avoir frôlé la catastrophe, Chrétien fait adopter la loi sur la clarté référendaire (projet de loi C-20) en juin 2000.
Le saviez-vous?
• Comme bien des gouvernements qui ne respectent pas toujours leurs engagements électoraux, celui de Jean Chrétien n'échappe pas à la règle. Sa promesse d'abolir la taxe sur les produits et services (TPS), jamais honorée, en est un exemple.

• Dans le domaine du commerce international, Jean Chrétien met sur pied les fameuses missions commerciales d'Équipe Canada. Cette collaboration fédérale-provinciale revêt beaucoup de prestige à l'étranger, mais ses retombées économiques au pays demeurent réduites.

• Au départ de Brian Mulroney, Kim Campbell prend la direction du Parti conservateur et devient la première femme à accéder au poste de premier ministre du Canada le 25 juin 1993. Mais la campagne électorale s'annonce rude pour la nouvelle venue. Le 25 octobre, seuls deux députés sont élus. Le Parti conservateur est presque balayé de la carte électorale, et le Bloc québécois forme l'opposition officielle.

• La montée du régionalisme politique dans l'Ouest canadien et au Québec explique les deux réélections du Parti libéral qui, sous le règne de Jean Chrétien, fait alors face à une opposition fragmentée.
Infos

Jean Chrétien premier ministre

Média : Télévision

Émission : Émission spéciale

Date de diffusion : 4 novembre 1993

Ressource(s) : Bernard Derome, Julie Miville-Dechêne

Durée : 1 min 18 s

Dernière modification :
28 février 2008