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De grands paysagistes canadiens

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Contexte
À l'époque du Groupe des sept, les expositions de l'Académie royale des arts du Canada ou de l'Ontario Society of Artists mettaient en valeur des œuvres plutôt conservatrices. La nouveauté des œuvres du Groupe des sept tenait surtout à une représentation originale de la nature par l'usage de contours marqués et de couleurs contrastantes créant des effets de lumière et de profondeur.

Michel Pantazzi, du service éducatif de la Galerie nationale du Canada, répond aux questions d'Aline Desjardins quant à l'influence du Groupe sur la peinture canadienne.

Le manque d'originalité de l'art canadien par comparaison à l'école européenne pousse les membres du Groupe des sept à former un nouveau mouvement artistique canadien. Le but des peintres du Groupe était aussi de rendre l'art plus accessible.

Comme les artistes du Groupe ont suivi des formations académiques poussées, leurs techniques sont demeurées traditionnelles. Néanmoins, ils expérimentaient sans cesse en utilisant des couleurs discontinues, en créant des textures nouvelles ou en structurant leurs toiles de façon originale.

Le thème du paysage est déjà présent dans l'art canadien au moment où le Groupe des sept fait son apparition. Marc-Aurèle De Foy Suzor-Côté (1869-1937), James Wilson Morrice (1865-1924) et Ozias Leduc (1864-1955) ont tous peint des paysages.

Le Groupe des sept s'est démarqué par l'expression d'une liberté et d'une sensibilité qui leur était propre et qui s'opposait ouvertement au naturalisme de la vieille école du XIXe siècle. Influencé par l'art des post-impressionnistes européens comme Vuillard ou Van Gogh, le Groupe des sept a créé un rapport nouveau entre l'art et la nature.
Le saviez-vous?
• Les peintres du Groupe des sept dessinaient leurs croquis à la campagne ou dans la forêt sauvage, surtout dans le Nord canadien. De retour à leurs ateliers, ils composaient des toiles colorées et lumineuses.

• Les artistes du Groupe ont voyagé partout au Canada pour s'imprégner de la nature. Séjournant d'abord au parc Algonquin, ils se sont ensuite rendus à la baie Géorgienne, dans les Laurentides, au lac Supérieur et jusque dans les Rocheuses. Les peintres passaient l'hiver à transformer leurs esquisses en de magnifiques tableaux.

• Arthur Lismer étudie à l'École des beaux-arts de Sheffield, en Angleterre, entre 1899 et 1906. Il émigre au Canada en 1911 et devient illustrateur commercial. Il commence une longue carrière de professeur d'art à Halifax, où il enseigne de 1916 à 1919. Lismer est nommé directeur adjoint de l'Ontario Collection of Art en 1919.

• Influencé par celui du peintre britannique John Constable, le style de Lismer se caractérise par certains traits expressionnistes, une simplicité des formes ainsi que des couleurs crues appliquées à grands coups de pinceau.

• Frederick H. Varley étudie de 1892 à 1900 à l'École des beaux-arts de Sheffield, puis de 1900 à 1902, il prend des cours à l'Académie royale d'Anvers, en Belgique. Suivant les pas de Lismer, le peintre immigre au Canada en 1912. Travaillant pour Grip Limited, il tisse des liens avec Tom Thomson et Frank Carmichael. Ses peintures de l'après-guerre en France entraînent une reconnaissance de son talent au Canada. Principal membre du Groupe des sept à exceller dans les portraits, il enseignera l'art à Vancouver et à Ottawa.
Infos

De grands paysagistes canadiens

Média : Télévision

Émission : Femme d'aujourd'hui

Date de diffusion : 27 novembre 1973

Invité(s) : Michel Pantazzi

Ressource(s) : Aline Desjardins

Durée : 7 min 57 s

Photo : Mount Lefroy, Lawren Harris

Dernière modification :
9 février 2004