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Briser la chaîne de la violence

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Contexte
Le mal de vivre de la jeunesse autochtone est criant. Ce reportage d'Enjeux révèle les répercussions dramatiques du traumatisme des pensionnats sur les jeunes générations. L'héritage de violence et les blessures profondes qui habitent les parents se répercutent malgré eux sur leurs enfants. Certains parlent du « syndrome des pensionnats ». En brisant le silence, les familles tentent de rompre le cycle de la violence.

Les problèmes de consommation de drogue et d'alcool, de chômage et de violence sont endémiques dans les réserves. Déracinés et ayant appris à mépriser leur propre culture dans les pensionnats, les parents transmettent leur désespoir à leurs enfants.

Selon le rapport de la Commission d'enquête sur les autochtones, la voie de la guérison passe par une prise de conscience de la part de l'ensemble des Canadiens de ce pan de leur histoire « refoulé dans le tréfonds de la conscience nationale ».
Le saviez-vous?
• Le Canada se classe au premier rang au monde selon l'indice du développement humain des Nations unies. Toutefois, la population autochtone du pays occupe quant à elle le 63e rang, une position comparable à celle de pays comme la Bulgarie, le Liban ou la Thaïlande.

• D'après des statistiques récentes, l'espérance de vie à la naissance chez les Indiens inscrits est de sept à huit ans inférieure à celle de l'ensemble des Canadiens. Cette différence est surtout attribuable au taux élevé de mortalité infantile qui atteint le double de la moyenne nationale chez les enfants autochtones en bas âge.

• Le taux de mortalité infantile chez les nourrissons des Premières nations est de 14 pour 1000 naissances vivantes, alors qu'il est de 7 pour 1000 chez les non-autochtones.

• Depuis les quinze dernières années, le taux de suicide chez les autochtones est trois fois plus élevé que pour l'ensemble de la population. Chez les jeunes, il est de cinq à six fois supérieur à la moyenne nationale. La plupart des victimes ont de 14 à 25 ans, sont de sexe masculin, célibataires et sans emploi.

• Ces chiffres sont d'autant plus inquiétants que 38 % des autochtones sont maintenant âgés de moins de 15 ans et feront bientôt partie du groupe le plus vulnérable, les adolescents.

• Chez les Inuits du Québec, le taux de suicide est de 211 pour 100 000 personnes, comparativement à 9,2 pour la population non autochtone. Il s'agit du taux le plus élevé au monde.
Infos

Briser la chaîne de la violence

Média : Télévision

Émission : Enjeux

Date de diffusion : 5 février 2002

Invité(s) : Alfred Birothe, Mary Coone, Genny Moar, Gilles Moar, Jefferey Ottawa, Mireille Ottawa, Patrice Ottawa, Florent Vollant

Ressource(s) : Alain Gravel, Peter Ingles

Durée : 6 min 06 s

Dernière modification :
18 juin 2003