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Des esquimaux qui songent à l'autodétermination

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Contexte
Traditionnellement, l'Inuit est instruit au sein de sa famille et cette éducation débouche sur une occupation concrète (chasse, pêche, etc.). Aujourd'hui, l'Inuit scolarisé devient chômeur ou bénéficiaire de l'aide social et voit son passé ancestral disparaître. L'école lui permet de comprendre qu'il est sous tutelle de l'État. D'où un certain mécontentement et un besoin d'autodétermination. À quand un système scolaire inuit, au plein sens du terme?

En 1971, Québec dévoile le projet hydroélectrique de la Baie James sans avoir consulté les Inuits. La Convention de la Baie James et du Nord québécois (1975), négociée avec les Inuits, prévoit la création de plusieurs organismes autochtones dont la commission scolaire Kativik et la Société Makivik (qui administre les indemnités financières). Depuis 1989, le Comité constitutionnel du Nunavik discute de la création d'un gouvernement régional.

Sur le plan économique, les Inuits utilisent depuis longtemps la formule coopérative, ce qui leur permet de contrôler une part du commerce dans le Nouveau-Québec. Le mouvement coopératif fait connaître les artistes inuits, entre autres les fameux sculpteurs de « pierre à savon », sur la scène nationale et internationale.
Le saviez-vous?
• En 1975, la commission scolaire du Nouveau-Québec (aujourd'hui Kativik) crée un programme de formation des maîtres inuits en collaboration avec l'Université McGill (Montréal).
Infos

Des esquimaux qui songent à l'autodétermination

Média : Radio

Émission : Présent édition nationale

Date de diffusion : 26 janvier 1972

Invité(s) : Robert Le Chat

Ressource(s) : Gil Courtemanche, Guy Rochette

Durée : 6 min 36 s

Dernière modification :
11 avril 2003