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Les warriors quittent leur repaire

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Contexte
L'armée finit par cerner les warriors. Le 25 septembre 1990, ils acceptent de se départir de leurs armes sur la promesse qu'un procureur indépendant étudiera les accusations criminelles portées contre eux. Le lendemain soir, ils brûlent leurs armes et quittent leur refuge du centre de désintoxication de Kanesatake. Les soldats de l'armée canadienne les arrêtent dans la confusion et la violence.

Ce reportage de Ruth Loiselle donne un survol des événements qui ont suivi l'arrestation des Mohawks.

Le soir du 1er septembre 1990, l'armée prend le contrôle du pont Mercier. À Kanesatake, les soldats et les warriors se trouvent face à face. La tension est palpable. Au cours de la nuit, la quarantaine de rebelles mohawks se réfugient dans le centre de désintoxication local.

Le 7 septembre, en conférence de presse, Robert Bourassa demande aux Mohawks de convaincre les warriors de se rendre. À partir du 16 septembre, l'armée négocie seule la reddition du groupe de rebelles. Le gouvernement lui laisse mener l'opération de façon indépendante.

Au moment du siège du centre de désintoxication, les troupes utilisent des fanaux pour observer les warriors pendant la nuit. Le groupe de Mohawks déploie alors une immense toile de plastique pour se cacher.

Afin de pousser les warriors à se rendre, les soldats les arrosent avec de puissants jets d'eau. Le 26 septembre, le siège de 78 jours se termine lorsque les warriors, accompagnés de femmes et d'enfants, sortent sans arme de leur refuge. Seuls six d'entre eux atteignent le village d'Oka, mais sont aussitôt arrêtés par des policiers.
Le saviez-vous?
• Le 29 août 1990, les Mohawks de Kahnawake aident les militaires à lever les barricades qui bloquent le pont Mercier. Le pont ne s'ouvre à la circulation qu'une semaine plus tard, le 5 septembre, puisqu'il est assez endommagé.

• Le 3 septembre, des policiers de la Sûreté du Québec saisissent les armes laissées dans la maison longue iroquoise de Kahnawake et arrêtent deux Mohawks. Une autre saisie, le 18 septembre, entraîne une confrontation : une dizaine de soldats et 75 autochtones sont blessés. Des gaz lacrymogènes lancés par l'armée incommodent plusieurs autochtones.

• Dans la nuit du 8 septembre 1990, un warrior de Kanesatake est grièvement blessé à la tête lors d'une bataille avec des soldats. Il est ramassé par ses compagnons, mais des heures passent avant qu'une ambulance civile ne vienne le chercher.

• Le 25 septembre, le premier ministre Mulroney promet de réviser la loi sur les Indiens adoptée en 1869 et refondue à plusieurs reprises. Il souhaite une amélioration des conditions de vie dans les réserves, mais refuse d'accorder aux Amérindiens une vraie souveraineté.

• Le 26 septembre 1990, les soldats conduisent les warriors arrêtés à Kanesatake à la base militaire de Farnham. Le lendemain, la plupart des insurgés assistent à la lecture de leur accusation au palais de justice de Saint-Jérôme.

• Il y a eu au maximum une trentaine de warriors derrière les barricades de Kanesatake. Un total de 28 personnes : 19 femmes, 7 enfants et 2 chefs spirituels, les accompagnaient dans leur résistance.
Infos

Les warriors quittent leur repaire

Média : Télévision

Émission : Montréal ce soir

Date de diffusion : 27 septembre 1990

Invité(s) : Robert Bourassa, Pierre Daigle, Georges Erasmus, Jacques Lacaille, Greg Mitchell, Brian Mulroney, Jean Ouellette

Ressource(s) : Ruth Loiselle

Durée : 4 min 44 s

Dernière modification :
12 mars 2008