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Des négociateurs masqués

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Contexte
Le 18 juillet 1990, les Mohawks posent trois conditions préalables à l'ouverture des négociations avec les gouvernements du Québec et du Canada. Ils demandent l'accès aux soins et à la nourriture, la présence d'observateurs étrangers lors des négociations et le libre passage des leaders spirituels, mères de clan, chefs, conseillers et avocats.

Au cours d'une tribune téléphonique, le 20 juillet 1990, un membre de l'équipe de négociation de Kanesatake explique la nature des revendications mohawks à Michel Lacombe.

Les discussions préalables à l'ouverture des pourparlers sont longues et difficiles. Elles se déroulent dans un climat de tension extrême.

À partir du 18 juillet 1990, l'équipe de négociation de Kanesatake et le ministre délégué aux Affaires autochtones du Québec, John Ciaccia, essaient de trouver un terrain d'entente. Pendant près de trois semaines, les appels téléphoniques et les télécopies se multiplient mais n'aboutissent à aucun accord. Pour sa part, le ministre fédéral des Affaires indiennes, Tom Siddon, demeure discret.

Le 8 août, devant l'impasse des pourparlers, Brian Mulroney nomme un médiateur, le juge en chef de la Cour supérieure, Alan B. Gold. La médiation donne des résultats tangibles.

Le 12 août, John Ciaccia et son homologue au fédéral Tom Siddon signent, devant les caméras, une entente avec les Mohawks de Kanesatake sur les conditions préalables aux négociations. La cérémonie se déroule en présence de warriors masqués et armés.
Le saviez-vous?
• Le 26 juillet 1990, les ministres Sam Elkas, John Ciaccia et Claude Ryan se rendent à Oka pour annoncer l'allègement des contrôles de police. John Ciaccia affirme alors que les forces policières se retireraient complètement si les Mohawks déposaient leurs armes et démantelaient les barricades.

• Parmi les préalables aux négociations, les Mohawks réclament des droits territoriaux perpétuels, une dispense d'interrogatoire à la fin du conflit et l'examen de leur situation par la Cour internationale de justice de La Haye.

• Au cours des négociations, Ellen Gabriel fait office de porte-parole des Mohawks. Traditionnellement, les femmes occupent une place importante dans l'organisation sociale iroquoise.

• Les pourparlers sur la levée des barricades débutent le 16 août. Une délégation de Mohawks essaie de s'entendre avec les négociateurs Alex Paterson, du gouvernement provincial, et Bernard Roy, du fédéral. Les discussions se déroulent pendant deux jours à l'hôtel Hilton de Dorval, puis se déplacent au monastère des pères trappistes d'Oka.

• Le 18 juillet 1990, un communiqué des commissions des droits de la personne du Québec et du Canada dénonce les agissements des citoyens qui brûlent des effigies de Mohawks à Châteauguay.

• Le 12 août, la Sûreté du Québec réprime une manifestation violente de Blancs, organisée par Solidarité-Châteauguay à Saint-Louis-de-Gonzague. Jusqu'à la fin de la crise, presque tous les soirs, les policiers auront à faire avec le vandalisme devant les barricades de Kahnawake.
Infos

Des négociateurs masqués

Média : Radio

Émission : Le Midi-dix

Date de diffusion : 20 juillet 1990

Ressource(s) : Michel Lacombe

Durée : 6 min 07 s

Dernière modification :
11 mars 2008