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Arthur Lamothe, caméra au poing

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Contexte

Cinéaste militant, Arthur Lamothe filme pour dénoncer ce qu'il juge intolérable, soit les conditions de vie des autochtones du pays. De 1973 à 1983, il signe une grande fresque sur les Amérindiens, avec l'aide de l'anthropologue Rémi Savard : Chronique des Indiens du nord-est du Québec. Cette œuvre d'une indéniable valeur ethnologique a permis de garder sur pellicule des traditions disparues.

« Le dernier des vrais » : c'est en ces termes que Gisèle Lalande présente Arthur Lamothe, son invité à l'émission Signes des temps le 25 juillet 1993. Le cinéaste à l'accent gascon parle avec passion du sort réservé aux autochtones. « Une culture qu'on détruit, ça n'enrichit pas », déplore Arthur Lamothe dans cette entrevue.

Le saviez-vous?

• Né en 1928 dans le Gers (et non en 1921 comme il est dit dans l'extrait), en France, Arthur Lamothe arrive en 1953 au Québec, où il exerce d'abord mille métiers, notamment celui de bûcheron en Abitibi. Entré à l'ONF, il réalise en 1962 Bûcherons de la Manouane, un film sur les conditions dans les chantiers, primé à plusieurs reprises, devenu un classique du cinéma direct.

• En 1980, le cinéaste est le premier lauréat du prix Albert-Tessier remis par le gouvernement québécois. Le Festival du film et de la vidéo autochtones lui a rendu hommage en 1994.

• Arthur Lamothe réalise un de ses rares films de fiction en 1996. Inspiré d'un fait divers survenu en 1977, Le Silence des fusils relate l'histoire de deux Innus morts de façon suspecte sur une rivière de la Côte-Nord.

Infos

Arthur Lamothe, caméra au poing

Média : Radio

Émission : Signes des temps

Date de diffusion : 25 juillet 1993

Invité(s) : Arthur Lamothe

Ressource(s) : Gisèle Lalande

Durée : 19 min 45 s

Dernière modification :
11 août 2009