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Louis Laberge, père du Fonds de solidarité

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Contexte
Mécanicien en aéronautique de formation, Louis Laberge commence sa carrière de syndicaliste en 1944 alors qu'il travaillait chez Canadair, à Saint-Laurent. Il gravit rapidement les échelons de son syndicat, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ).

Vice-président de la FTQ de 1962 à 1964, il en devient le président en 1964 et le reste jusqu'en 1991. Négociateur-né et administrateur rigoureux, aux dires de plusieurs, Louis Laberge est également le père du Fonds de solidarité (FTQ).

En arrivant à la tête de la FTQ, Laberge s'attaque à rebâtir la fédération, à lui donner une nouvelle image et à augmenter le nombre d'adhérents. Vingt ans plus tard, ils sont passés de 114 000 à 300 000.

Au début des années 1970, le mouvement syndical au Québec est frappé par plusieurs conflits difficiles : grève de sept mois au quotidien La Presse en 1971, Front commun CEQ-CSN-FTQ en 1972, grève de 20 mois à General Motors et à United Aircraft, etc.

C'est sous l'égide de Louis Laberge que naît le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ). Ce fonds d'investissement visait, au départ, à créer et maintenir des emplois dans des entreprises québécoises.

Depuis sa création en juin 1983, l'actif du Fonds est passé, au 31 décembre 2001, à plus de 4,4 milliards de dollars. Il comptait plus de 500 000 actionnaires au début de l'année 2002.
Le saviez-vous?
• Le Front commun CEQ-CSN-FTQ est né en février 1972 afin d'unir les voix pour le renouvellement des conventions collectives du secteur public. Le 8 mai 1972, les trois leaders syndicaux – Marcel Pépin (CSN), Yvon Charbonneau (CEQ) et Louis Laberge – sont condamnés à un an de prison pour outrage au tribunal.

• Issue de la fusion de la Fédération provinciale du travail du Québec (FPTQ) et de la Fédération des unions industrielles du Québec (FUIC), la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) voit le jour le 16 février 1957, suite à une vague d'unification des grandes centrales syndicales qui avait débutée aux États-Unis en 1955.

• Ces unions ont trois raisons d'être : réagir aux lois antisyndicales d'après-guerre, renforcir le front syndical et recruter de nouveaux membres.

• Louis Laberge a aussi tâté de la politique, au niveau municipal. En effet, pendant trois ans, à la fin des années 1950, le syndicaliste a siégé au conseil municipal de Montréal.

• Non pas qu'il ait eu des velléités politiques, mais tout simplement à cause de la formation du conseil municipal, qui comprenait 99 conseillers dont 33 de classe C nommés et provenant des milieux patronal, syndical et social.
Infos

Louis Laberge, père du Fonds de solidarité

Média : Radio

Émission : Feu vert

Date de diffusion : 4 janvier 1974

Invité(s) : Louis Laberge

Ressource(s) : Pierre Paquette

Durée : 20 min 05 s

Dernière modification :
21 septembre 2010