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Éclaircir l'énigme

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Contexte
En 1970, à l'émission Format 30, le docteur Jean-Marie Roussel brosse un portrait de l'Institut médico-légal du Québec, connu aujourd'hui sous le nom de Laboratoire des sciences judiciaires et de médecine légale. À l'époque, l'Institut compte parmi son personnel quelques médecins spécialisés en anatomie pathologique, des chimistes et des physiciens. Des spécialistes y enseignent aussi la criminalistique aux policiers.

Pour accompagner les propos du médecin, Radio-Canada présente des images des scientifiques à l'oeuvre dans les nouveaux locaux du Laboratoire, situé rue Parthenais à Montréal.

De 1914 à 1970, le nombre de personnes employées par les laboratoires d'expertises judiciaires du Québec est passé de 4 à 45. Dans les années 1970, trois sections distinctes composent le service d'experts : l'anatomie pathologique, la chimie et toxicologie, et la police scientifique.

Les pathologistes examinent les cadavres non identifiés par le coroner. Les chimistes scrutent au microscope les indices invisibles à l'œil nu. Pour leur part, les experts de la police scientifique se spécialisent dans l'analyse de pièces à conviction trouvées sur les lieux d'un crime.

Dans leurs laboratoires, les médecins et les scientifiques étudient les multiples indices relevés par la police. Des lésions sur un corps, des taches de sang ou des débris de verre peuvent élucider une mort suspecte.

La résolution de crimes constitue donc un travail d'équipe où enquêteurs, médecins légistes et experts judiciaires doivent coopérer. Une fois l'analyse scientifique terminée, le spécialiste rédige un rapport de ses découvertes et le transmet aux enquêteurs de la police. Il peut aussi être appelé en cour pour témoigner de ses observations.
Le saviez-vous?
• En 1922, la police soupçonne l'abbé Joseph Adélard Delorme du meurtre de son frère. Pour l'une des premières fois, l'expert en balistique Wilfrid Derome témoigne en cour. En 1924, après plusieurs procès, la justice rend sa liberté à l'abbé Delorme.

• Le Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du Québec relève du ministère provincial de la Sécurité publique.

• Comme la plupart des laboratoires judiciaires modernes, celui du Québec regroupe plusieurs domaines d'expertises scientifiques. Des spécialistes en toxicologie, en ADN, en graphologie, en chimie, en incendies, en balistique et en génie informatique travaillent pour le Laboratoire.

• Fait rare, le laboratoire d'expertise judiciaire du Québec compte un service de certification et de vérification d'appareils de jeux.

• En 2004, le Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale du Québec emploie 122 personnes à temps complet et gère un budget de près de 10 millions de dollars.
Infos

Éclaircir l'énigme

Média : Télévision

Émission : Format 30

Date de diffusion : 7 avril 1970

Invité(s) : Jean-Marie Roussel

Ressource(s) : Jean Ducharme

Durée : 9 min 28 s

Dernière modification :
27 août 2009