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La survie de la ferme familiale

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Contexte
La hausse des coûts de production et de plus petites familles ont encouragé la spécialisation des agriculteurs. La modernisation des équipements, les efforts des syndicats et le crédit agricole ont cependant permis le maintien du modèle de ferme familiale.

Au début des années 1980, La Semaine verte offre un survol des nouvelles caractéristiques de la ferme familiale. L'auteur d'une thèse sur l'agriculture familiale au Québec, Michel Morrisset, commente alors l'évolution de ce type d'exploitation.

Comme le souligne un intervenant dans le clip, la ferme familiale typique n'emploie pas de salarié à plein temps et elle doit permettre de faire vivre une famille. Cette ferme se transmet, à la retraite des parents, au plus âgé des fils ou à un autre membre de la famille.

En 2005, les fermes familiales s'apparentent davantage à de grandes entreprises industrielles. Les agriculteurs produisent désormais plus, à moindre coût. Ils doivent aussi maîtriser de nouvelles techniques afin de mieux gérer la productivité de leurs troupeaux ou de leurs récoltes.

Pour demeurer compétitifs, la majorité des fermiers se regroupent au sein de syndicats qui encouragent les gouvernements à adopter des politiques en faveur de la production agricole.

Au Québec, l'Union des producteurs agricoles (UPA) assure ce rôle à partir de 1972, en remplacement de l'Union catholique des cultivateurs (UCC). Ce syndicat fait aussi pression auprès des multinationales agroalimentaires afin qu'elles respectent les producteurs. Il doit défendre l'agriculture efficace et assurer une place à une relève moins fortunée.
Le saviez-vous?
• Dans les années 1930, afin de favoriser la reprise en main de l'économie par les agriculteurs, le clergé et l'Union catholique des cultivateurs encouragent la création de coopératives agricoles. Les agriculteurs s'y regroupent pour vendre et acheter des produits.

• Au cours des années 1960, la fusion de nombreuses coopératives locales, soutenue par le gouvernement québécois, a facilité la modernisation des usines et des techniques de mise en marché.

• En 1951, il y avait 623 000 fermes au Canada.

• Au début des années 1980, le nombre de fermes a diminué de moitié. Par contre, leur taille moyenne et la production totale sont désormais supérieures. En 1983, 750 des 40 000 fermes du Québec fournissent le quart de la production sur le marché.

• L'automatisation agricole a permis de doubler la superficie cultivée au pays. En 2003, le Canada compte plus de 730 000 tracteurs, une moyenne de trois par ferme.

• Les valeurs du blé canadien sont négociées à la Bourse des céréales de Winnipeg.

• Au fil des ans, les fermiers de l'Ouest ont dû diversifier leur production, car le prix du blé varie constamment selon l'offre et la demande. La culture du canola et de l'orge a pris une place importante dans cette région du pays.
Infos

La survie de la ferme familiale

Média : Télévision

Émission : La Semaine verte

Date de diffusion : 9 octobre 1983

Invité(s) : Jean-Claude Boucher, André Charbonneau, François Dagenais, Camille Moreau, Michel Morrisset, Jacques Proulx

Ressource(s) : Gustave Larocque, Yvon Leblanc

Durée : 25 min 31 s

Dernière modification :
20 septembre 2005