
Échec des Casques bleus
Contexte
Quelques mois après la fin de la guerre civile et la victoire du FPR, l'heure des bilans a sonné pour la MINUAR. Tous les intervenants, le général Roméo Dallaire en tête, reconnaissent que les Casques bleus ont fait tout ce qu'ils pouvaient dans le cadre du mandat qui leur avait été confié par l'ONU, et considérant les faibles ressources humaines et financières qui leur furent accordées.
Ce reportage de Raymond Saint-Pierre relève, entre autres, les critiques adressées à l'ONU.
Pour le contingent de la Belgique, l'implication dans la MINUAR est particulièrement difficile. Il est directement visé par les violences attisées par Radio Mille Collines, qui appelait les génocidaires à attaquer ceux qu'ils considéraient comme leurs anciens colonisateurs.
Après la mort de dix de ses soldats, la Belgique se retire de la mission de l'ONU au Rwanda. Ce retrait des Belges, parmi les mieux équipés et organisés, porte un dur coup à la MINUAR.
Le 21 avril 1994, le Conseil de sécurité adopte la résolution 912, qui transforme le mandat de la MINUAR. Celle-ci peut dorénavant « agir comme intermédiaire entre les parties pour essayer d'obtenir un accord de cessez-le-feu» , précisent les documents de l'ONU.C'est également à la mission qu'échoit le mandat de protéger le personnel onusien, mais aussi le reste de population, étrangère ou rwandaise, et d'évacuer les étrangers.
Avec la fin des hostilités, le rôle de la MINUAR se transforme encore : elle devient un outil de stabilisation et de contrôle de la sécurité. Elle se charge également de la sécurité dans les camps de réfugiés.
Ce reportage de Raymond Saint-Pierre relève, entre autres, les critiques adressées à l'ONU.
Pour le contingent de la Belgique, l'implication dans la MINUAR est particulièrement difficile. Il est directement visé par les violences attisées par Radio Mille Collines, qui appelait les génocidaires à attaquer ceux qu'ils considéraient comme leurs anciens colonisateurs.
Après la mort de dix de ses soldats, la Belgique se retire de la mission de l'ONU au Rwanda. Ce retrait des Belges, parmi les mieux équipés et organisés, porte un dur coup à la MINUAR.
Le 21 avril 1994, le Conseil de sécurité adopte la résolution 912, qui transforme le mandat de la MINUAR. Celle-ci peut dorénavant « agir comme intermédiaire entre les parties pour essayer d'obtenir un accord de cessez-le-feu» , précisent les documents de l'ONU.C'est également à la mission qu'échoit le mandat de protéger le personnel onusien, mais aussi le reste de population, étrangère ou rwandaise, et d'évacuer les étrangers.
Avec la fin des hostilités, le rôle de la MINUAR se transforme encore : elle devient un outil de stabilisation et de contrôle de la sécurité. Elle se charge également de la sécurité dans les camps de réfugiés.
Le saviez-vous?
• Roméo Dallaire a été critiqué pour ses rapports avec les représentants du FPR. Le général canadien tenait effectivement en estime Paul Kagamé, chef des rebelles devenu vice-président du Rwanda après la victoire du FPR, en juillet 1994.
• La MINUAR I dure du 5 octobre 1993 au 5 avril 1994; elle comprend 2548 militaires. La MINUAR II s'étend du 17 mai au 17 novembre 1994, son mandat sera prolongé; elle compte 5500 militaires.
• Le mandat de la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda prend fin le 8 mars 1996.
• Le contingent du Bengladesh, l'un des plus importants en nombre, a essuyé des critiques sévères après les événements de 1994. On rapporte, par exemple, que ses membres ont refusé de prêter main forte aux Casques bleus belges qui, après l'attentat contre l'avion des présidents burundais et rwandais, essayaient de trouver refuge dans le stade où les Bangladeshis étaient repliés.
• Le général Roméo Dallaire estime que ce contingent manquait de cohésion et qu'il comptait trop d'officiers.
• La MINUAR I dure du 5 octobre 1993 au 5 avril 1994; elle comprend 2548 militaires. La MINUAR II s'étend du 17 mai au 17 novembre 1994, son mandat sera prolongé; elle compte 5500 militaires.
• Le mandat de la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwanda prend fin le 8 mars 1996.
• Le contingent du Bengladesh, l'un des plus importants en nombre, a essuyé des critiques sévères après les événements de 1994. On rapporte, par exemple, que ses membres ont refusé de prêter main forte aux Casques bleus belges qui, après l'attentat contre l'avion des présidents burundais et rwandais, essayaient de trouver refuge dans le stade où les Bangladeshis étaient repliés.
• Le général Roméo Dallaire estime que ce contingent manquait de cohésion et qu'il comptait trop d'officiers.
Infos
Échec des Casques bleus
Média : Télévision
Émission : Le Point médias
Date de diffusion : 15 novembre 1994
Invité(s) : David Bryer, Jocelyn Coulon, Roméo Dallaire, Paul Kagamé, Shahryar Khan, Guy Tousignant
Ressource(s) : Raymond Saint-Pierre, Jean-François Lépine
Durée : 13 min 52 s
Attention : certaines images peuvent choquer
Dernière modification :
11 mars 2008
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