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Des « garderies pop »

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Contexte
Entre 1971 et 1973, soixante-dix garderies sans but lucratif sont créées dans tout le Québec, dont une trentaine à Montréal. Ces garderies sont mises sur pied grâce aux projets Perspectives jeunesse et Programme d'initiatives locales. Bien que les subventions accordées par le ministère fédéral de la Main-d'œuvre et de l'Immigration visent la création d'emplois, le gouvernement laisse aux citoyens le choix des projets à développer. Des parents ouvrent des garderies dans leur quartier, souvent en milieu défavorisé.

Cette émission de Femme d'aujourd'hui, dont il ne reste que la bande audio, retrace le parcours des garderies populaires.

Le retrait des subventions fédérales en 1973 menace la survie des garderies populaires. La plupart d'entre elles sont contraintes de fermer leurs portes. Les parents se regroupent et lancent alors un mouvement de mobilisation à travers la province : le Comité de liaison des garderies populaires. Le comité réclame un financement permanent de la part du gouvernement québécois. En décembre 1973, il obtient l'appui des trois centrales syndicales (CEQ, CSN, FTQ). Pour la première fois, les syndicats prennent position publiquement et conjointement sur la question des garderies.

En 1967, la Commission d'enquête sur la situation de la femme au Canada, mieux connue sous le nom de commission Bird, réclame la création d'un réseau de garderies publiques. Présidée par Florence Bird, la Commission demande que le gouvernement fédéral adopte une loi sur les garderies, en vertu de laquelle les frais seraient partagés entre Ottawa et les provinces. Cette solution est toutefois controversée et, au moment du dépôt du rapport Bird en 1970, deux commissaires se montrent dissidents.
Le saviez-vous?
• Dans les années 1970, avec la montée du féminisme, le problème des garderies est au premier rang des revendications de la majorité des associations féminines. Le Front de libération des femmes du Québec (FLF), mouvement radical de gauche créé en 1969, forme la cellule « garderie » qui réclame un réseau de garderies d'État ouvertes jour et nuit, sept jours sur sept.

• Au début des années 1970, un nouveau courant en psychologie, en particulier chez les psychologues américains, affirme que la séparation de l'enfant d'avec sa mère pendant la journée ne nuit pas à son évolution, mais qu'au contraire la garderie favorise l'épanouissement et la socialisation de l'enfant.

• Une enquête réalisée par le ministère des Affaires sociales en 1973 révèle que le Québec compte alors 250 garderies, pour la plupart à but lucratif, offrant au total 8000 places. Ce nombre s'avère nettement insuffisant puisque 50 000 mères de jeunes enfants de moins de 6 ans occupent un emploi sur le marché du travail.
Infos

Des « garderies pop »

Média : Télévision

Émission : Faut voir ça

Date de diffusion : 17 mai 1974

Invité(s) : Christine Bureau, Colette Chatillon, Raymonde Lebreux

Ressource(s) : Minou Petrowski

Durée : 34 min 08 s

Audio d'une émission de télévision

Dernière modification :
7 juin 2006