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Les banques et la concurrence

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Contexte
Propriété d'actionnaires, les banques ont plusieurs rôles. En premier lieu, elles accueillent des dépôts d'argent et placent ces avoirs. Avec le capital accumulé, elles accordent des prêts à des individus ou à des entreprises. Les banques donnent aussi à leurs clients des moyens de paiements : argent liquide, chèques ou cartes de crédit. Enfin, elles les informent sur la façon de gérer leur argent.

En septembre 1987, l'économiste André Ryba explique le fonctionnement du système bancaire canadien à Pierre Olivier.

Les marchés financiers mondiaux connaissent une croissance remarquable au cours des années 1980. La concurrence devient de plus en plus féroce. À la même époque, les taux de change et les taux d'intérêt subissent une grande instabilité, notamment en raison de fluctuations boursières.

La diversité des activités financières des banques permet de diminuer les risques de grandes pertes causées par l'état du marché. Les banques forment alors des alliances stratégiques avec les sociétés émettrices de cartes de crédit, les assureurs ou bien les maisons de courtage.

Le système financier canadien se caractérise par cinq types d'établissements : banque commerciale, société d'assurance, maison de courtage, coopérative et société fiduciaire. Jusqu'en 1987, Ottawa a maintenu une délimitation ferme entre ces secteurs.

En 1991, la Loi sur les banques officialise le décloisonnement des institutions financières canadiennes. Dès lors, les banques commerciales offrent à leurs clients de nouveaux produits, comme des assurances ou un service de courtage. Pour maintenir une concurrence, le gouvernement ouvrira aussi la porte aux banques étrangères.
Le saviez-vous?
• Un conseil d'administration d'environ 30 à 50 membres gère chacune des banques. Les administrateurs sont habituellement des gestionnaires professionnels.

• La Banque du Canada et l'Hôtel de la monnaie émettent l'argent liquide. Les banques commerciales et les autres institutions financières comme les caisses populaires, les sociétés d'assurances et les sociétés de fiducie mettent ensuite en circulation les billets et les pièces de monnaie au pays.

• À partir des années 1970, le Canada permet peu à peu aux banques étrangères de s'établir au pays tout en limitant leur part de marché. Le Crédit lyonnais, la Banque nationale de Paris et quelques banques grecques ouvrent des succursales au pays.

• Jusqu'en 2003, la loi canadienne sur les institutions financières empêche toute personne de détenir plus de 10 % des actions d'une banque. Cette limite est imposée afin d'empêcher l'achat d'une banque canadienne par une institution financière américaine ou étrangère.

• À la fin des années 1990, les affaires conclues sur le marché international comptent pour 40 % des profits encaissés par les banques canadiennes.

• Pour réduire les coûts, les sites Internet des banques et les guichets automatiques ont remplacé un grand nombre de caissières qui, derrière leur comptoir, géraient les transactions des clients.

• En 1998, Yves Michaud, surnommé le Robin des banques, part en croisade contre le manque de transparence des banquiers. Comme actionnaire, il intervient lors des assemblées annuelles des grandes banques canadiennes. Il propose que le salaire des dirigeants des banques soit plafonné à vingt fois le salaire moyen d'un employé de la banque. (voir le clip Le Robin des banques)

• En 1997, le président des marchés mondiaux de la CIBC a empoché plus de 10 millions de dollars comme salaire annuel.
Infos

Les banques et la concurrence

Média : Radio

Émission : Libre échange

Date de diffusion : 17 septembre 1987

Invité(s) : André Ryba

Ressource(s) : Pierre Olivier

Durée : 16 min 59 s

Dernière modification :
5 juin 2006