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Des sismologues au travail

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Contexte
Le Canada compte une dizaine de centres d'étude sismologique importants où les données des sismographes sont répertoriées et analysées.

Au début des années 1990, les sismologues de l'un de ces centres géoscientifiques, celui de Sydney en Colombie-Britannique, tentent de prévoir les tremblements de terre en étudiant le déplacement des montagnes. Deux de ces scientifiques, Gary Rogers et Herb Dragert, expliquent à Jean-Pierre Rogel la possibilité d'un méga-séisme sur la côte ouest, « The Big One ».

Les scientifiques doivent interpréter les sismogrammes produits par les sismographes. Ils mesurent le temps d'arrivée des ondes sismiques, définissent leur trajectoire à partir de la source du séisme et évaluent l'énergie dégagée.

Pour assurer l'exactitude des résultats, les sismologues distinguent les informations s'apparentant à la source du séisme de celles liées au milieu de propagation des ondes. Cette étape est nécessaire puisque les données des sismographes sont souvent faussées par des perturbations industrielles ou des bruits intenses.

Chaque année, le Réseau de sismographes national enregistre environ 300 des séismes qui se produisent au Canada. Cet organisme, qui relève du ministère des Ressources naturelles, compte des dizaines de sismographes, de St. John's Terre-Neuve jusqu'à l'île de Vancouver. Ces appareils peuvent enregistrer sur des sismogrammes les secousses supérieures à 3,5 sur l'échelle de Richter.

Pour mieux comprendre les sols des différentes régions canadiennes, les sismologues échangent leurs données et coopèrent avec des observatoires d'autres pays.
Le saviez-vous?
• Au début des années 1980, un regroupement d'organismes internationaux, dont l'Union géodésique et géophysique internationale, a établi un programme visant à couvrir la Terre d'une station sismique tous les 1000 kilomètres. Plusieurs pays, dont la Chine, s'affairent toujours à réaliser ce projet.

• Un appareil sismique de classe internationale doit dérouler rapidement et régulièrement le papier photographique, posséder une alimentation d'énergie stable, des horaires clairs sur ses sismogrammes et avoir des marques de minutes indiquées par une horloge à quartz.

• Le traitement par ordinateur des informations après leur enregistrement par les sismographes a amélioré la précision des sismogrammes.

• Des stations sismologiques ont enregistré les premières explosions nucléaires importantes. Le 26 mars 1954, l'enregistrement de données a permis de localiser l'explosion de l'atoll de Bikini à 10 kilomètres près, et de préciser le temps de propagation des ondes sismiques provoquées par l'explosion.

• Une secousse sismique importante peut créer des volcans de sable. Ce phénomène s'explique par la liquéfaction de sols meubles lorsqu'un séisme transmet de la pression à l'eau souterraine. La matière à la surface s'enfonce puis du sable ou des roches sont expulsés hors du sous-sol terrestre.

• À chaque grand tremblement de terre, il y a des glissements de terrain. Les séismes précipitent souvent la rupture d'une pente à la veille de tomber.

• La dendrochronologie, une méthode de datation par l'étude de la croissance des arbres, documente parfois des tremblements de terre ayant eu lieu il y a plusieurs siècles. L'analyse d'arbres permet de dater le moment où s'est produit un glissement de terrain ou un changement dans la morphologie des sols. (Voir le clip Ces vibrations qui changent le paysage).
Infos

Des sismologues au travail

Média : Télévision

Émission : Découverte

Date de diffusion : 5 janvier 1992

Invité(s) : Herb Dragert, Gary Rogers

Ressource(s) : Jean-Pierre Rogel

Durée : 7 min 09 s

Dernière modification :
5 mars 2008