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Le retour de la crosse professionnelle

Date de diffusion : 29 novembre 2001

Après 25 ans de silence, la crosse professionnelle est de retour à Montréal au sein de la nouvelle Ligue nationale de crosse (LNC). Voici le compte rendu de la première partie de l'Express à Montréal au bulletin des sports de fin de soirée.

Les dirigeants de l'équipe promettent un grand spectacle. Intensité, rapidité et robustesse sont certes au rendez-vous, mais l'Express ne suscite pas l'engouement des Montréalais. Une moyenne de 6000 spectateurs par match local est enregistrée. Résultat : après une seule saison, l'équipe doit suspendre ses activités.

Une autre équipe canadienne, les Rebels d'Ottawa, a elle aussi mis un terme à ses activités. Le propriétaire de l'équipe, Brad Watters, annonce la nouvelle en juillet 2003. Tout comme à Montréal, les amateurs de la région d'Ottawa ne sont pas vraiment attirés par ce spectacle, même après trois années d'efforts des promoteurs.

D'autres équipes canadiennes évoluent dans la LNC, une ligue qui a vu le jour en 1988. Le sport étant plus populaire en Ontario et dans l'ouest du pays, les équipes de Toronto, Calgary et Vancouver s'en tirent mieux.

La crosse demeure toujours populaire auprès des autochtones. Moins religieuse qu'avant, l'activité est devenue sociale. Elle permet de développer des relations et demeurer en contact avec les membres de sa communauté ainsi que des autres nations. Plusieurs joueurs autochtones évoluent d'ailleurs au sein de la LNC.

La crosse moderne a été exportée aux États-Unis, en Angleterre et en France à la fin du XIXe siècle. Aujourd'hui, il existe des ligues de crosse dans plusieurs pays du monde. Un sport que les femmes pratiquent aussi bien que les hommes.

Le retour de la crosse professionnelle

• En 1880, il n'est pas rare de voir de 5000 à 10 000 amateurs à un match de crosse. En 1910, l'équipe de Montréal traverse le pays pour disputer la finale du championnat canadien à l'équipe de New Westminster, en Colombie-Britannique. Près de 15 000 spectateurs viennent voir ce match, alors que la population de New Westminster est de seulement 12 000 âmes.

• Au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, la crosse est sans aucun doute l'un des sports d'équipe les plus populaires au Canada, mais l'arrivée de sports comme le football et le baseball diminue sa popularité.

• Que ce soit dans le cas de l'Express ou des Québécois de Montréal, l'un des reproches adressés aux dirigeants des équipes est de ne pas avoir réussi à intégrer des joueurs francophones afin que les partisans puissent s'identifier à eux. Un problème historique et récurrent qui date de la création de la crosse au milieu du XIXe siècle. Les adeptes étaient à l'époque surtout issus des communautés anglophones (Anglais, Irlandais, Écossais) ou autochtones. Les francophones sont soit très peu représentés soit carrément absents.

• La première équipe d'importance composée de francophones est le Champlain de Québec, qui voit le jour en 1868.

• En 1900, le National de Montréal, qui devait être composé uniquement de francophones, se fait critiquer pour avoir finalement intégré plusieurs anglophones. Les dirigeants de l'équipe répondent à ces critiquest en disant qu'il vaut mieux avoir une équipe gagnante composée d'anglophones que le contraire.

Le retour de la crosse professionnelle

Média : Télévision

Émission : Les Nouvelles du sport

Date de diffusion : 29 novembre 2001

Invité(s) : Alain Lalumière

Ressource(s) : François Faucher, Guy Rosa

Durée : 2 min 31 s

Dernière modification :
12 novembre 2008


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