Aller au menu Plan du site
  • Taille normale
  • Taille moyenne
  • Grande taille

CBC Digital Archives

Accueil · Sports · + de sports · Femmes et sports : des préjugés persistants

Femmes et sports : des préjugés persistants

Date de diffusion : 31 mars 1987

La sociologue du sport Suzanne Laberge rappelle que la route des femmes vers l'égalité n'est pas terminée. Encore aujourd'hui, des femmes n'ont pas accès à certaines disciplines car des préjugés vieux d'un siècle persistent. L'exemple du triple saut, une épreuve olympique réservée uniquement aux hommes, est révélateur. Les raisons invoquées pour ce refus aux femmes, jusqu'aux Jeux d'Atlanta en 1996, reposent sur un mythe vieux de plus de 100 ans selon lequel cette épreuve peut nuire au système reproducteur et provoquer un désordre menstruel.

De manière générale, le sexisme dans le sport repose sur la croyance dans l'infériorité du sexe féminin. Jusque dans les années 1970, les médias n'hésitent d'ailleurs pas à désigner la femme comme « le sexe faible ». Au cœur de ce fondement, la différence physiologique entre l'homme et la femme : l'homme court plus vite, saute plus haut et lance plus loin que la femme. Les mythes associés à cette croyance vont considérablement freiner l'évolution de la femme dans le sport. Pourtant, il est prouvé que la physiologie de la femme ne l'empêche de pratiquer aucun sport.

Faible résistance de leur corps, risques pour le système reproducteur et le cycle menstruel, danger de se blesser plus facilement, de développer des traits de virilité, crainte de l'homosexualité, autant de mythes qui ont nui à l'image de la femme.

En fait, la réalité est tout autre. Par exemple, plusieurs recherches démontrent que le potentiel des hommes et des femmes est le même si la force physique des individus tient compte de leur poids, de leur taille et du pourcentage de gras, plus élevé chez la femme.

Femmes et sports : des préjugés persistants

• La physiologie d'une femme ne constitue pas un obstacle pour la pratique d'un sport, peu importe lequel. Cependant, certaines femmes qui s'entraînent de façon intensive peuvent  développer ce que des spécialistes en santé appellent « la tirade des femmes » : désordre alimentaire, aménorrhée – problèmes liés au cycle menstruel – et ostéoporose prématurée.

• L'entrée en vigueur, en 1961, de la Loi sur la condition physique et le sport amateur sonne une nouvelle ère pour le sport canadien. Désormais, le gouvernement fédéral doit s'assurer que tous les Canadiens et Canadiennes puissent avoir la chance de pratiquer un sport ou une activité physique.

• La conférence sur les femmes et le sport tenue à Vancouver en 1980 donne naissance à l'Association canadienne pour l'avancement des femmes, du sport et de l'activité physique.

• Au milieu des années 1970, peu après la mise en place des commissions provinciales des droits de la personne, des jeunes filles cherchent à se joindre à des équipes masculines. Plusieurs essuient un refus et portent leur cause devant les tribunaux.

• À partir de 1982, la Charte canadienne des droits et libertés interdit toute discrimination sexuelle.

• En 1986, sous le leadership d'Abby Hoffman, Sport Canada publie un rapport qui prône l'égalité pour les hommes et les femmes dans la participation aux sports de compétition, dans l'arbitrage, l'entraînement et la direction d'organisations sportives.

Femmes et sports : des préjugés persistants

Média : Télévision

Émission : Au jour le jour

Date de diffusion : 31 mars 1987

Invité(s) : Suzanne Laberge

Ressource(s) : Dominique Lajeunesse

Durée : 8 min 06 s

Dernière modification :
23 juin 2003


Fin de la liste
    etoile etoile etoile etoile etoile
  • Évaluez
  • Partagez ce clip
  • Citez ce clip




Découvrez aussi
Entretien avec Marc Garneau en 1984
Télévision
11 min 05 s
Une entrevue privilégiée de Marc Garneau réalisée avant son départ à bord de la navette Challenger. Il y révèle certains secrets de sa vie familiale et de...
La GRC engage des femmes
Télévision
2 min 50 s
16 septembre 1974
Il faut attendre les années 1970 avant que des femmes soient acceptées comme policières à la Gendarmerie royale du Canada (GRC).