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Athlètes handicapés en quête de reconnaissance

Date de diffusion : 24 mars 2001

Aux Paralympiques de Sydney, plusieurs Canadiens s'illustrent par une récolte impressionnante de médailles. C'est le cas de Jeff Adams et de Chantal Petitclerc, deux athlètes en fauteuil roulant qui remportent respectivement cinq et quatre médailles en athlétisme, dont deux d'or chacun. Au basket-ball, la Michael Jordan en fauteuil roulant, Chantal Benoît, aide l'équipe canadienne à décrocher sa troisième médaille d'or en trois Jeux.

Malgré leurs performances, ces athlètes n'obtiennent pas de reconnaissance au gala du Prix sportif canadien 2001. Ils expriment leur frustration et leur déception.

Encore aujourd'hui, il semble qu'une médaille paralympique n'a pas autant de valeur qu'une médaille olympique. Pourtant, les athlètes paralympiques doivent consentir les mêmes efforts que leurs collègues des Olympiques pour se hisser au sommet d'une discipline. La faible médiatisation des Paralympiques expliquerait en partie ce manque de reconnaissance. C'est qu'après deux semaines de fièvre olympique, médias, commanditaires et grand public sont rassasiés de sport amateur. Une certaine lassitude s'installe donc à l'ouverture des Paralympiques, quelques semaines plus tard.

Faut-il alors intégrer les Paralympiques aux Olympiques? Une question complexe. En effet, il serait difficile d'ajouter près de 5000 autres athlètes à un événement qui en compte déjà plus de 10 000. Les problèmes de logistique, de transport, de couverture médiatique sont déjà difficiles à gérer et le mouvement olympique semble de plus en plus réticent à insérer de nouvelles disciplines au programme. Les Jeux olympiques présentent tellement d'épreuves qu'il devient impossible de toutes les présenter à la télévision. Des sports comme le tir à l'arc ou l'équitation souffrent déjà d'un manque de visibilité.

Dans ce contexte, il apparaît difficile d'ajouter des épreuves paralympiques aux Olympiques. Certes, les courses du 800 m féminin et du 1500 m masculin en fauteuil roulant, présentées aux Jeux olympiques depuis 1984 à titre d'épreuves en démonstration, cognent à la porte des « grands Jeux », mais qu'adviendra-t-il des autres sports paralympiques? Si certains sports paralympiques sont admis aux Olympiques contrairement à d'autres, y aura-t-il deux classes de personnes handicapées?

Quoi qu'il en soit, il faudra encore beaucoup de patience de la part des athlètes handicapés avant d'obtenir une véritable notoriété. En 1896, Pierre de Coubertin était fortement opposé à la présence des femmes aux Jeux olympiques. Elles représentaient alors le sexe faible, et les préjugés sur leur capacité à pratiquer des sports de haut niveau ont persisté pendant plusieurs décennies. Aujourd'hui, elles occupent autant de place que les hommes dans le sport. Il aura cependant fallu plus d'un siècle pour y arriver. La lutte pour la reconnaissance reste à finir pour les athlètes paralympiques.

Athlètes handicapés en quête de reconnaissance

• Les records mondiaux des athlètes paralympiques se rapprochent souvent de ceux de leurs homologues olympiques. Par exemple, le Canadien Donovan Bailey établit le record au 100 m en 9,84 secondes. Le Nigérien Ajibola Adoye, amputé des bras, franchit le 100 m en 10,72 secondes, soit en moins d'une seconde d'écart.

• En 1988, la nageuse américaine Tricia Zorn, qui est atteinte de cécité, devient la première athlète à décrocher 12 médailles d'or à des Jeux paralympiques.

• Quatre ans plus tard, Zorn passe à un cheveu de se qualifier pour les Jeux olympiques de Barcelone. Avec 51 médailles en six Jeux, elle est l'athlète la plus médaillée de l'histoire des Paralympiques.

• Les bureaux du Comité international paralympique sont situés à Bonn en Allemagne.

• Le premier logo du CIP s'inspire de celui des Paralympiques de Séoul, en 1988. Il est illustré par trois Tae-Geuk, symbole oriental qui s'apparente à des gouttes d'eau, et représente les trois dimensions de l'être humain, soit le corps, l'âme et l'esprit.

• En mai 2003, le mouvement paralympique choisit un nouveau logo : trois croissant en mouvement, ponctué de l'acronyme IPC. Une image qui se marie volontiers avec la nouvelle devise de l'organisation : « L'esprit en mouvement » (Spirit in Motion).

• Aux Jeux du Commonwealth de Manchester en 2002, des nageurs handicapés sont intégrés aux athlètes valides. Et contrairement à ce qui se fait aux Paralympiques, des nageurs atteints de différents handicaps peuvent être inscrits à la même course et nager côte à côte. Ainsi, un paraplégique peut nager à côté d'un athlète souffrant d'un pied bot. Les résultats des nageurs ne sont pas comparés entre eux, mais plutôt avec les records du monde de leur catégorie.

Athlètes handicapés en quête de reconnaissance

Média : Télévision

Émission : L' Aventure olympique

Date de diffusion : 24 mars 2001

Invité(s) : Jeff Adams, Chantal Benoît, Denis Coderre, Daniel Igali, Chantal Petitclerc

Ressource(s) : Marie-José Turcotte

Durée : 5 min 02 s

Dernière modification :
3 septembre 2008


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