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21e olympiade : un gouffre financier

Date de diffusion : 4 juin 1980

Le 13 juillet 1977, le gouvernement du Québec confie au juge Albert Malouf la tâche de présider une Commission d'enquête sur le coût des Jeux de la 21e olympiade. Chargée d'étudier les causes de l'augmentation faramineuse du coût des installations olympiques et notamment l'existence possible de trafic d'influence ou de manœuvres frauduleuses, la Commission remet son rapport en avril 1980. Hélène Courchesne s'entretient avec Guy Pinard, journaliste à La Presse qui a suivi de près les travaux de la Commission.

Dans son rapport, la commission Malouf conclut que les causes de l'augmentation du coût des Jeux et des installations olympiques « résident dans l'irresponsabilité administrative des autorités de la Ville et du COJO dans le choix d'un concept inédit, grandiose et complexe et dans le choix d'un architecte étranger ». L'absence d'un budget global établi au préalable et l'absence d'une véritable direction de projet sont également pointées par les commissaires. Enfin, selon le rapport, le maire Jean Drapeau doit assumer un blâme prépondérant dans les décisions liées à l'organisation et la réalisation des installations olympiques.

21e olympiade : un gouffre financier

• Déjà en janvier et en juillet 1975, deux commissions parlementaires des Affaires municipales sont mises sur pied par le gouvernement libéral de Robert Bourassa. Certains membres du COJO (Comité organisateur des Jeux olympiques) avancent qu'il serait préférable d'opter pour un stade temporaire en raison de la hausse des coûts. Le maire Jean Drapeau réussit à convaincre l'auditoire du mérite du projet initial du Parc olympique tel que conçu par l'architecte Taillibert.

• Dès 1973, plusieurs types de recettes sont prévues. Une loterie olympique est organisée pour l'ensemble du Canada, une monnaie olympique est frappée et vendue sur les cinq continents, et des timbres souvenirs sont émis. Le gouvernement fédéral exige en contrepartie de la Ville de Montréal l'assurance qu'il n'aura pas à assumer un déficit éventuel des Jeux.

• Les Jeux ont généré des revenus excédant les prévisions du maire Jean Drapeau. Les revenus ont été de 380 millions de dollars, soit 70 millions de plus que prévu. Les coûts des installations olympiques ont toutefois entraîné un déficit d'un milliard de dollars.

• En vertu de la loi sur le Fonds spécial olympique, un pourcentage de la taxe sur le tabac est versé pour le remboursement de la dette. En 1976, 48 % de la taxe sur le tabac est versé au remboursement de la dette olympique et rapporte 28 millions de dollars.

• En 1984, la ville de Los Angeles désignée pour accueillir les Jeux tire ses leçons de l'expérience montréalaise. La présidence du comité d'organisation des Jeux est confiée à un homme d'affaires accompli et ancien sportif, Peter Ueberroth. Ce dernier s'engage à ce que les Jeux soient entièrement financés par le secteur privé.

21e olympiade : un gouffre financier

Média : Radio

Émission : Présent édition métropolitaine

Date de diffusion : 4 juin 1980

Invité(s) : Jean Drapeau, Guy Pinard, Roger Taillibert

Ressource(s) : Hélène Courchesne, Gérard Gravel

Durée : 24 min 47 s

Dernière modification :
23 septembre 2004


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