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Le stade, cathédrale inachevée

Date de diffusion : 14 juillet 1996

Le 17 juillet 1976, la cérémonie d'ouverture des Jeux a lieu dans un stade inachevé : la tour atteint à peine la moitié de la hauteur prévue par l'architecte. Il faudra attendre encore onze années pour que le mât de 169 mètres, la plus haute tour inclinée au monde, soit achevé. Vingt ans après les Jeux, un reportage du Point se penche sur la saga de la construction du stade olympique, qui est devenu à la fois le symbole des Jeux de Montréal et une des principales attractions touristiques de la ville.

En 1978, le gouvernement du Québec prend la décision de parachever le mât du stade. Les plans de l'architecte prévoient une tour entièrement en béton. Or, les ingénieurs québécois choisissent de construire les derniers 77 mètres en acier, ce qui permet de réduire le poids de 6000 tonnes. L'installation du plafond de la niche, pièce pesant 380 tonnes, a nécessité quarante heures lors d'une délicate opération en novembre 1986. Au sommet de la tour, trois étages d'observation permettent chaque année à des milliers de visiteurs d'admirer un panorama unique sur la ville.

La Régie des installations olympiques (RIO) décide de construire un toit rétractable. Dans la nuit du 29 au 30 novembre 1986, la toile de kevlar est transportée par un immense convoi. En avril 1987, la toile de 18 600 mètres carrés est installée. Toutefois, le toit s'use prématurément et subit plusieurs déchirures. Le stade est fermé à quelques reprises. En 1998, la RIO remplace la fameuse toile par une structure fixe, une toile en fibre de verre recouverte de téflon.

Le stade, cathédrale inachevée

• Les travaux du stade olympique commencent à la fin de l'été 1974, car les plans de l'architecte n'étaient pas achevés. Le président du Comité international olympique (CIO), lord Killanin, s'inquiète alors du mince délai entre le début des travaux et l'ouverture des Jeux.

• Les plans de l'architecte Roger Taillibert ont été livrés en système métrique. Les constructeurs québécois utilisent encore les mesures anglaises, ce qui contraint les ingénieurs à convertir les mesures.

• Disposées en ellipse, les 34 consoles qui forment l'enceinte du stade olympique supportent les éléments tels la toiture fixe, les gradins, les couloirs d'accès et l'anneau technique.

• La structure du stade se compose d'environ 12 000 éléments de béton qui exigent le coulage de 71 500 mètres cubes de béton. Les pièces sont rattachées les unes aux autres par des câbles de tension et assemblées un peu comme les pièces d'un meccano géant.

• En 2000, Roger Taillibert publie des lettres posthumes à « son ami Drapeau » dans un ouvrage intitulé : Notre cher Stade olympique.

• L'architecte y cite l'ancien maire de Montréal qui écrivait en 1977 à propos du stade : « La voilà bien la cathédrale moderne, semblable non point aux nefs traditionnelles comme celle de Saint Pie X à Lourdes mais plutôt à une immense et fantastique soucoupe volante ancrée, telle un vaisseau, dans l'attente de s'évaporer dans l'espace ».

Le stade, cathédrale inachevée

Média : Télévision

Émission : Le Point

Date de diffusion : 14 juillet 1996

Invité(s) : Claude Charron, Rita Dionne-Marsolais, Yvan Dubois, Michel Guay, Jean-Claude Marsan, Serge Ménard, Guy Morin, Daniel Robin, Roger Taillibert, Harry Usher, André Vallerand

Ressource(s) : Alain Gravel

Durée : 14 min 04 s

Dernière modification :
23 septembre 2004


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