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CBC Digital Archives

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Période : 1952 - 2003

Lutte, spectacle du ring

Personnages singuliers issus de la mythologie ancienne et moderne, combats entre les forces du bien et du mal, spectacles à grand déploiement où s'exhibent masses musculaires et prouesses athlétiques : non, il ne s'agit pas du dernier film de Steven Spielberg, mais plutôt du fabuleux monde de la lutte! Au Québec, ce sport-spectacle devient un phénomène de société à partir du milieu des années 1930, avec l'entrée en scène d'Yvon Robert. Dans les années 1950, le sport connaîtra un véritable âge d'or grâce à la télédiffusion de combats à Radio-Canada.

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La lutte du mercredi soir

Date de diffusion : 31 octobre 1956

« Un, deux et trrrois! », lançait l'animateur Michel Normandin lorsqu'un lutteur couchait son adversaire au tapis. La diffusion de combats de lutte professionnelle par la Société Radio-Canada entraînerait de nos jours une levée de boucliers. Pourtant, dans les années 1950, la popularité de ce sport est tellement vive que le diffuseur public propose la présentation de soirées de lutte le mercredi soir.

Voici donc un document unique qui rappelle l'âge d'or de la lutte au Québec. La soirée du 31 octobre 1956 oppose, en première partie, Wild Bull Curry du Texas à Ovila Asselin et, en seconde partie, Mad Dog Vachon à Larry Moquin.

À l'automne 1952, la télévision de Radio-Canada présente de la lutte tous les mardis en direct de l'auditorium de Verdun. L'horaire change en janvier 1953. Les combats sont alors diffusés le mercredi à 21 heures, en direct du Forum de Montréal, après le téléroman La Famille Plouffe. Ainsi, jusqu'en 1960, des centaines de milliers de téléspectateurs sont rivés devant leur écran pour voir à l'œuvre les gladiateurs de l'époque : Yvon Robert, Yukon Eric, Lou Thesz, Bobby Managoff, Wladek Kowalski, Don Leo Jonathan, etc.

La popularité de ce sport-spectacle est telle, au Québec comme au Canada, que La Lutte devient une des émissions les plus populaires de Radio-Canada.

À l'automne 1955, La Lutte se classe au 7e rang des 20 émissions les plus écoutées à Montréal. Par ailleurs, d'après un sondage effectué par Radio-Canada entre novembre 1957 et février 1958, La Lutte attire une moyenne de 1 495 000 spectateurs par émission.

À l'instar du hockey, la lutte génère ses propres vedettes. Au Québec, la plus grande des étoiles demeure sans conteste Yvon Robert. Le champion du monde suscite, des années 1930 à 1950, autant d'admiration que Maurice Richard au hockey. Autour de cette super-étoile, l'industrie de la lutte connaît un véritable âge d'or.

À la fin de 1933, Yvon Robert quitte Montréal pour Boston afin de prolonger sa saison de lutte pendant l'hiver. Là-bas, il rencontre Paul Bowser, promoteur de l'American Wrestling Association (AWA). Avec un champion de la trempe de Robert, une vedette francophone, Bowser voit l'occasion de développer le marché de la lutte à Montréal, alors marginal. Il demande à Eddy Quinn, un ancien chauffeur de taxi converti en promoteur, de s'occuper de la carrière du jeune lutteur.

Bowser, Quinn et surtout Robert réussissent à hisser Montréal parmi les capitales nord-américaines de la lutte. Pendant plus de trois décennies, le Forum devient un lieu incontournable pour les meilleurs lutteurs du Canada et des États-Unis.

La lutte du mercredi soir

• Les soirées de lutte à Radio-Canada étaient commanditées par la brasserie Dow.

• Avant l'arrivée de la télévision en 1952, la radio de Radio-Canada diffuse la lutte du vendredi soir. Il s'agit la plupart du temps d'un championnat retransmis de New York.

• D'après le sondage effectué par Radio-Canada entre novembre 1957 et février 1958, le hockey de la Ligue nationale attirait 2 117 000 spectateurs par match, alors que la boxe, sport très populaire à cette époque, en réunissait 1 664 000.

• Michel Normandin fait partie de la première génération de commentateurs sportifs à Radio-Canada. Dès 1936, il anime les matchs de hockey à l'émission Bonsoir Canada, l'ancêtre de La Soirée du hockey. Au baseball, il sera aussi la voix des Royaux de Montréal pendant 13 ans. Grâce à son style unique et à ses commentaires vivants, Normandin contribue à développer plusieurs sports locaux, dont la boxe et la lutte.

• À partir de 1957, Michel Normandin anime également la populaire émission L'Heure des quilles le dimanche soir.

• Il existe peu d'information sur la lutte au Québec à la fin du 19e siècle. Toutefois, selon l'historien Gilles Janson, deux types de combat sont répandus à cette période : la lutte gréco-romaine, qui prédomine jusque dans les années 1920, et le style libre, appelé aussi catch as catch can. D'origine américaine, ce style spectaculaire, plus proche du burlesque que du sport, est l'ancêtre de la lutte professionnelle moderne.

• Deux lutteurs du Québec ouvrent le premier combat de l'histoire de la télévision anglaise. Le 18 mars 1939, Bob « Legs » Langevin et Léo Lefebvre s'affrontent devant les caméras de la BBC.

La lutte du mercredi soir

Média : Télévision

Émission : Lutte

Date de diffusion : 31 octobre 1956

Ressource(s) : Michel Normandin

Durée : 21 min 51 s

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Dernière modification :
21 juin 2005


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