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La francisation du journalisme sportif

Date de diffusion : 17 septembre 1993

Qui dit René Lecavalier, dit francisation et excellence dans le domaine du journalisme sportif. D'aucuns affirment d'ailleurs qu'il a su donner au sport ses lettres de noblesse. Les nombreuses distinctions qu'il a reçues au cours de sa carrière en témoignent. Mais le principal intéressé s'est toujours empressé de tempérer ces honneurs.

Au micro de Christiane Charette en septembre 1993, il réagit avec modestie à son intronisation au Panthéon des sports du Québec.

Body check, puck, high sticking, goal... Dans la langue de René Lecavalier, ces mots anglais autrefois largement utilisés par les commentateurs francophones deviennent : mise en échec, disque ou rondelle, bâton élevé, but.

Il intègre aussi dans son vocabulaire des expressions du jargon militaire, qu'il a rapportées de son expérience de correspondant de guerre en Algérie : faire une incursion en zone adverse, pousser une attaque, faire une brèche, se replier. Avec sa syntaxe irréprochable, il transforme le langage du sport.

Homme d'une grande culture, René Lecavalier ne s'intéresse pas qu'au sport. Il se passionne pour la littérature, aime l'opéra et les comédies musicales, le théâtre et le cinéma.

Avant lui, le journalisme sportif au Canada français était plutôt mal considéré. S'y retrouvaient, disait-on, les moins beaux fleurons de la profession. Avec son élégance naturelle, sa syntaxe irréprochable et sa vaste culture, il a su changer la donne. Il ne s'est cependant jamais considéré comme un intellectuel et s'est toujours gardé de se prendre trop au sérieux.

La francisation du journalisme sportif

• C'est en 1959 que René Lecavalier reçoit un premier prix pour l'excellence de son travail. La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal lui décerne alors le Prix du journalisme pour sa contribution à la francisation et à l'ennoblissement du langage des sports. Deux ans plus tôt, son collègue René Lévesque recevait le même hommage.

• René Lecavalier a été le premier lauréat du prix Foster Hewitt, qui le désignait meilleur commentateur sportif au Canada en 1966. Le nom du légendaire Foster William Hewitt (1902-1985) est notamment associé à l'émission Hockey Night in Canada.

• Perfectionniste, René Lecavalier ne cesse d'améliorer son vocabulaire. Longtemps, il emploie la célèbre expression : « Il lance et compte! », traduction littérale de la formule He shoots, he scores! popularisée par Foster Hewitt. Après avoir constaté qu'il s'agissait d'un calque de l'anglais, il la remplace par la désormais non moins célèbre phrase : « Et c'est le but! ».

• Évoquant les années 1950, l'animateur Jacques Languirand se souvient d'avoir surpris Lecavalier « en train d'écouter les enregistrements de ses descriptions de parties de hockey afin de traquer ses erreurs et d'améliorer ses descriptions ». (Le Devoir, 2004-11-13.)

• Aux Jeux olympiques d'hiver de Grenoble en 1968, René Lecavalier et Richard Garneau commentent la partie entre le Canada et la Tchécoslovaquie à la demande de l'ORTF (Office de radiodiffusion télévision française). Ils impressionnent les Français par la qualité de leur langue et leur profonde connaissance du hockey.

• Au fil des ans, René Lecavalier s'est vu décerner notamment le trophée Laflèche (1960), le Mérite franco-ontarien (1967), l'Ordre du Canada (1970), l'Ordre de la fidélité française (1973) et l'Ordre des francophones d'Amérique (1979). Il a reçu des doctorats honorifiques de l'Université du Québec à Montréal (1979) et de l'Université de Montréal (1982). Il a été intronisé au Temple de la renommée du hockey (1984).

La francisation du journalisme sportif

Média : Radio

Émission : En direct

Date de diffusion : 17 septembre 1993

Invité(s) : René Lecavalier

Ressource(s) : Christiane Charette

Durée : 10 min 23 s

Dernière modification :
31 mai 2006


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