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Mise en vente du Canadien de Montréal

Date de diffusion : 27 juin 2000

Construit au coût de 285 millions de dollars canadiens, le centre Molson devient un boulet pour son propriétaire. La brasserie Molson ne souhaite plus absorber les déficits annuels de sa division Sports et spectacles, causés en grande partie par un compte de taxes foncières de 10,6 millions de dollars canadiens. Elle tente donc de se départir de l'édifice. Mais le président du Canadien, Pierre Boivin, se rend vite compte qu'il est impossible de vendre l'édifice sans son principal locataire, le Canadien de Montréal.

À la fin de juin 2000, Pierre Boivin annonce la vente des deux entités. Le journaliste Philippe Schnobb explique cette décision des actionnaires.

L'objectif de Pierre Boivin est de vendre la Sainte Flanelle et son domicile entre 325 et 350 millions de dollars canadiens. Le contexte est cependant défavorable. L'équipe croupit au dernier rang, le public est de moins en moins nombreux à assister aux rencontres, et les coûts d'exploitation augmentent sans cesse. La fuite médiatique d'une lettre d'entente envoyée à un acheteur potentiel, dans laquelle Molson s'engage à vendre 80 % de l'équipe de hockey pour seulement 100 millions de dollars canadiens, affaiblit le pouvoir de négociation de son président.

Finalement, en février 2001, l'Américain George Gillett prend possession de l'édifice et de l'équipe pour 275 millions de dollars canadiens.

Pour la première fois en 92 ans, la prestigieuse équipe passe aux mains d'un Américain. La brasserie Molson conserve 19,9 % de l'équipe et s'engage à la commanditer pour les 25 prochaines années. Toutefois, Gillett ne peut déménager le Tricolore avant 2021.

Malgré la vente de l'équipe, l'avenir du Canadien de Montréal n'est pas assuré, affirme son président. Selon Pierre Boivin, la survie de l'équipe dépend d'une diminution de la masse salariale et d'ententes fiscales avec les gouvernements.

Mise en vente du Canadien de Montréal

• En janvier 2003, tout semble baigner dans l'huile pour les Sénateurs d'Ottawa. L'équipe trône au premier rang de la LNH, évolue dans un nouvel aréna – le centre Corel –, déborde de joueurs de talents, et les partisans sont fous de leur équipe. Mais il y a un énorme problème, les Sénateurs accumulent les dettes et doivent se placer sous la protection de la loi sur les arrangements avec les créanciers.

• En août 2003, le milliardaire canadien Eugene Melnyk, qui a fait fortune dans le domaine pharmaceutique, achète les Sénateurs et le centre Corel pour 127,5 millions de dollars américains, soit 100 millions pour l'équipe et 27,5 millions pour l'aréna.

• En 1992, deux nouvelles équipes voient le jour au sein de la LNH : le Lightning de Tampa Bay et les Sénateurs d'Ottawa. Chaque équipe doit débourser 50 millions de dollars américains pour accéder à la LNH.

• À l'époque de la formation originale, les Sénateurs d'Ottawa gagnent la coupe Stanley en 1919-1920, 1920-1921, 1922-1923 et 1926-1927. L'équipe déclare toutefois faillite en 1934 et déménage à Saint Louis.

Mise en vente du Canadien de Montréal

Média : Télévision

Émission : Le Téléjournal/Le Point

Date de diffusion : 27 juin 2000

Invité(s) : Pierre Boivin, Jean Fortier, Réjean Houle, John Manley, Serge Savard

Ressource(s) : Bernard Drainville, Daniel Lessard, Philippe Schnobb, Natalie Chung

Durée : 6 min 32 s

Dernière modification :
8 août 2008


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