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Le sport amateur est malade

Date de diffusion : 28 avril 2001

Le secrétaire d'État au sport amateur, Denis Coderre, veut donner un nouveau souffle au sport amateur en réunissant les plus importants acteurs de ce milieu lors d'un sommet national. Pour démontrer son sérieux, il s'engage à injecter 10 millions supplémentaires dans le budget. Un comité spécial de restructuration, qui doit revoir tout le fonctionnement et le financement du sport, de l'école primaire au podium olympique, est aussi mis sur pied.

Un an plus tôt, en mars 2000, le fédéral avait déjà augmenté de 5 millions l'aide directe aux athlètes en la faisant passer à près de 15 millions de dollars par année. Toutes ces mesures sont généralement bien appréciées par le milieu, mais plusieurs doutent encore que les choses puissent vraiment changer. Des champions olympiques à qui ni bourse ni emploi ne sont offerts, des entraîneurs qui travaillent 60 heures par semaine pour un petit salaire, des athlètes qui doivent continuer de vivre sous le seuil de la pauvreté, les reproches à l'endroit du sommet sont nombreux.

Autre reproche formulé qui laisse place au sentiment de scepticisme : le syndrome de « structurite aiguë » dont souffrirait le gouvernement. Pendant que d'immenses besoins sont à combler, la création d'un comité n'attend pas l'autre. Par exemple, le rapport Mills sur le sport amateur, déposé à la fin de 1998, a émis plusieurs recommandations, dont l'injection de sommes importantes pour aider les athlètes et les entraîneurs à relever les défis qui les attendent. Or, le fédéral a rejeté les propositions pour ne s'en tenir qu'aux sommes prévues.

Le sport amateur est malade

• La Commission Mills sur l'avenir du sport au Canada a déposé son rapport en décembre 1998. Celui-ci a surtout fait la manchette pour sa proposition d'offrir des crédits d'impôts aux équipes de sport professionnelles canadiennes. Cependant, le rapport a fait d'autres recommandations sur le sport amateur beaucoup plus populaires : favoriser l'accessibilité du sport pour tous; offrir différents crédits d'impôts aux athlètes, à leurs parents et aux commanditaires du sport; encourager la programmation du sport amateur dans les médias, surtout à Radio-Canada. Le rapport a aussi proposé la création du Sommet national sur le sport.

• Dans la vague des compressions budgétaires des années 1990, Sport Canada a décidé, en mars 1995, de réduire de façon draconienne ses subventions aux 65 organismes sportifs canadiens. Dix-huit fédérations comme celles d'haltérophilie, de saut à ski, de handball et de ringuette ont vu leur financement supprimé, alors que les autres fédérations ont vu le leur diminué de façon importante. Par exemple, le financement de l'équipe féminine de volley-ball est passé de 250 000 $ à 100 000 $.

Le sport amateur est malade

Média : Télévision

Émission : Téléjournal

Date de diffusion : 28 avril 2001

Invité(s) : Denis Coderre, Raymond Côté

Ressource(s) : Judith Gadbois-Saint-Cyr, Michèle Viroly

Durée : 1 min 57 s

Dernière modification :
8 juin 2009


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