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Six athlètes jugés coupables

Date de diffusion : 16 juillet 1986

Depuis l'énoncé de sa première politique en 1983 jusqu'à l'établissement de l'Agence mondiale antidopage (AMA) à Montréal en 2001, le Canada a posé un à un les jalons qui font de lui l'un des principaux chefs de file de la lutte antidopage à l'aube du IIIe millénaire.

À l'été 1986, le ministre Otto Jelinek souhaite donner l'exemple en mettant un terme à la carrière de six athlètes accusés de dopage. L'un eux, l'haltérophile Jacques Demers, fera appel de cette décision et gagnera sa cause. L'événement rappelle que drogues et haltérophilie sont intimement liées.

Très efficaces dans les sports qui requièrent de la force, les stéroïdes anabolisants font leur apparition chez les haltérophiles dès les années 1950. Au cours des décennies suivantes, haltérophiles canadiens comme ceux d'ailleurs y ont recours. La possibilité d'en détecter l'usage à partir des Jeux olympiques de 1976 entraîne un nombre croissant de disqualifications, au point que certains se demandent sérieusement si l'haltérophilie ne devrait pas être retirée des Jeux olympiques. Le 1er janvier 1998, la Fédération internationale d'haltérophilie remet les compteurs à zéro : tous les records antérieurs sont annulés.

Du début des années 1960 jusqu'à la fin des années 1980, l'usage des stéroïdes anabolisants se répand dans les sports de force, d'endurance et de vitesse, notamment en natation et en athlétisme.

Le cas le plus célèbre de dopage aux anabolisants est celui du sprinter canadien Ben Johnson aux Jeux olympiques de Séoul en 1988. Sa disqualification est à l'origine de la création, en 1988, de la Commission d'enquête sur le recours aux drogues et aux pratiques interdites pour améliorer la performance athlétique, communément appelée commission Dubin.

Six athlètes jugés coupables

• De retour des Championnats du monde d'haltérophilie qui se tenaient à Moscou en 1983, quatre athlètes canadiens, dont Jacques Demers, ont été trouvés coupables d'avoir rapporté dans leurs bagages 700 ampoules de testostérone et 22 000 comprimés de stéroïdes anabolisants. L'événement témoigne de l'importance de l'usage de stéroïdes anabolisants dans cette discipline.

• En 1983, dans la foulée du scandale des Jeux de Caracas, la Fédération canadienne d'haltérophilie établit sa première politique antidopage.

• Dans le domaine des initiatives internationales, le Canada a notamment été l'hôte de la première Conférence mondiale permanente sur le dopage dans le sport en 1988. La même année, il a collaboré à la rédaction de la première charte antidopage de portée internationale, la Convention contre le dopage, concept qu'il avait mis en avant lors de la 5e Conférence des ministres européens responsables du sport à Dublin en 1986. En outre, depuis 1983, la politique antidopage du gouvernement fédéral a été revue à maintes reprises afin d'être adaptée aux nouvelles réalités de l'époque.

Six athlètes jugés coupables

Média : Télévision

Émission : Ce soir

Date de diffusion : 16 juillet 1986

Invité(s) : Otto Jelinek, Claude Ranger

Ressource(s) : Catherine Bergman, Suzanne Laberge

Durée : 1 min 33 s

Dernière modification :
26 novembre 2003


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