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Des athlètes «propres», est-ce possible?

Date de diffusion : 16 décembre 1983

En 1983, les Jeux panaméricains de Caracas au Venezuela ébranlent la communauté sportive internationale. Dix-neuf athlètes convaincus de dopage, dont deux haltérophiles canadiens, sont disqualifiés. Une douzaine d'autres se retirent sans prendre le risque d'être contrôlés. Réagissant à ces événements, le Canada énonce sa toute première politique antidopage en décembre 1983.

Pour l'entraîneur Jean-Claude Baert, le Canada doit faire davantage. Selon lui, les athlètes canadiens sont mal subventionnés et peu encadrés, et n'ont d'autre choix que de recourir aux dopants s'ils veulent rivaliser avec les athlètes d'autres pays.

Mais pourquoi un athlète se dope-t-il, parfois au détriment de sa santé? Les causes, nombreuses, sont d'ordre physiologique et social : pour augmenter la masse musculaire, mieux récupérer après l'effort, se classer parmi les athlètes de haut niveau, établir de nouveaux records, parce qu'il subit l'influence de son entourage, et par appât du gain, dans un monde où sport et argent sont irrémédiablement liés. Médias et public en quête de sport-spectacle, de records et d'idoles jouent un rôle d'importance. Enfin, les politiques nationales sont déterminantes. Les pays de l'Est en sont un bon exemple.

Qui ne se souvient pas des fameuses nageuses est-allemandes dans les années 1970, baraquées comme des hommes ou des athlètes chinoises pulvérisant les records de l'heure au début des années 1990?

Au temps de la Guerre froide, les pays de l'Est, République démocratique d'Allemagne en tête, érigent le dopage en système d'État, visant ainsi à démontrer la supériorité de leurs athlètes sur ceux de l'Ouest. Dopage politique, dont nombre d'athlètes, féminines surtout, ont souffert, et qui sera âprement dénoncé au lendemain de la chute du mur de Berlin en 1989.

Des athlètes «propres», est-ce possible?

• Avant l'adoption de la première politique antidopage canadienne en 1983, il semble que le problème du dopage ait été jugé marginal au Canada. Seuls deux athlètes canadiens avaient alors été disqualifiés, l'un aux Jeux panaméricains à Mexico en 1976, l'autre aux Jeux du Pacifique Sud en 1981.

• Certainement en raison des scandales qui ont secoué le monde du cyclisme en Europe dans les années 1960, la Belgique puis la France ont été les premiers pays à donner une définition légale du dopage en 1965 et à adopter chacun une loi en la matière. Les deux pays se sont en partie inspirés de la définition du dopage proposée lors du colloque européen d'Uriage-les-Bains en 1963. Cet événement constitue la première initiative internationale de l'histoire de la lutte antidopage.

Des athlètes «propres», est-ce possible?

Média : Télévision

Émission : Le Point

Date de diffusion : 16 décembre 1983

Invité(s) : Jean-Paul Baert, Daniel Robin

Ressource(s) : Simon Durivage

Durée : 11 min 59 s

Dernière modification :
30 avril 2008


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