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Le marché de la boxe professionnelle

Date de diffusion : 5 février 1985

En 1985, le Québec recense une trentaine de boxeurs professionnels, autant dire une poignée comparativement au reste du pays qui compte environ deux cents boxeurs professionnels. Les yeux sont rivés sur les frères Hilton : Alex, Matthew et Dave, les vedettes de l'époque.

Mais la route est longue avant de pouvoir monter sur le ring. La plupart des boxeurs vivent difficilement de ce sport et, comme le confirme l'entraîneur Georges Drouin, ils sont souvent offerts en pâture.

Les procédés employés dans le milieu de la boxe professionnelle sont parfois douteux. Il n'est pas rare que des boxeurs de niveau inégal, voire de catégorie différente, s'affrontent sur le ring, afin de propulser la carrière d'un jeune « poulain » sans l'abîmer. C'est ce qu'a vécu l'ancien boxeur Gaétan Hart, trois fois champion du Canada, 87 combats, aujourd'hui menuisier.

Les commissions athlétiques, chargées de contrôler la légalité des combats, fustigent de telles pratiques abusives. Mais leur pouvoir est territorialement limité aux municipalités où elles sont implantées, c'est-à-dire Montréal, Québec et Sherbrooke. Il est donc aisé de contourner les règles médicales assurant la sécurité des boxeurs, d'autant qu'à l'époque le suivi des boxeurs fait cruellement défaut; en effet il n'existe pas de fichier compilant les renseignements sur chaque boxeur.

Par ailleurs, les contrats d'exclusivité entre boxeur et promoteur font aussi partie des abus décriés notamment par le juge Bernier, dans son rapport déposé en 1986. Pointés du doigt par la Fédération de boxe professionnelle du Québec, ils peuvent donner lieu à des pratiques abusives et même illicites, par le monopole qu'il confère au promoteur sur la carrière du boxeur.

Le marché de la boxe professionnelle

• Dans les années 1950, une enquête du Sénat américain révèle l'infiltration de la mafia dans le milieu de la boxe québécoise. Paul John Carbo, alias Frankie Carbo, avait la mainmise sur la boxe au Québec, par l'intermédiaire du promoteur Eddie Quinn. Son arrestation en 1961 entraîne la dislocation du réseau, selon certains journalistes.

• À la fin des années 1970, les trois promoteurs avec lesquels négocient les gérants sont Gerry Grundman, Régis Lévesque et Donato Paduano.

• Deano Clavet est initié à la boxe à l'âge de 18 ans. Il rejoint le milieu de la boxe professionnelle après une dizaine de combats en tant qu'amateur.

• En 1985, le salaire moyen par combat pour un boxeur débutant varie de 300 à 500 dollars canadiens. Un boxeur laisse en général un tiers de son salaire à son entraîneur.

• La Commission athlétique de Montréal (CAM) est un organisme chargé entre autres de veiller au bon déroulement des combats de boxe. Outre Montréal, les villes de Québec et de Sherbrooke possèdent une commission athlétique. Le reste du Québec en est dépourvu. C'est cette carence que veut pallier le gouvernement québécois.

Le marché de la boxe professionnelle

Média : Télévision

Émission : Le Point

Date de diffusion : 5 février 1985

Invité(s) : Georges Drouin, Marc Gervais, Gaétan Hart, Dave Hilton, Don King, Jean-Guy Prescott, Henri Spitzer

Ressource(s) : Hélène Courchesne

Durée : 16 min 41 s

Dernière modification :
1er septembre 2004


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