Aller au menu Plan du site
  • Taille normale
  • Taille moyenne
  • Grande taille

CBC Digital Archives

Accueil · Sports · Boxe · Le « noble art »

Le « noble art »

Date de diffusion : 31 décembre 1965

En 1965, la Palestre nationale, à Montréal, accueille les boxeurs amateurs qui viennent s'entraîner et affûter leur technique de combat. Éloigné des considérations mercantiles de la boxe professionnelle, le milieu amateur se distingue par une réglementation stricte assurant le bon déroulement des combats et la sécurité des boxeurs.

Gamelin Dumas, entraîneur à la Palestre nationale, explique l'art de donner des coups et d'en recevoir.

Au niveau amateur, dans les années 1960, certaines règles de sécurité sont respectées comme le port du casque protecteur pour les boxeurs, des gants plus épais ou encore des bandelettes entourant les mains. Les combats sont précédés et suivis d'un examen médical complet, et l'arbitre peut intervenir à tout moment et décider d'arrêter le combat dès que la santé des pugilistes le nécessite. Ces règles de sécurité seront les premières à être acceptées par la Régie de la sécurité dans les sports du Québec en 1984.

La boxe suscite la ferveur chez les jeunes souvent dépourvus d'éducation et issus des classes défavorisées. Attirés par l'image de ceux qui ont réussi et vivent confortablement, ils tentent leur chance dans ce milieu.

Mais, comme le souligne le journaliste Richard Garneau, la route est longue et le chemin parfois sinueux pour devenir un champion. Si ce sport de combat fait beaucoup d'émules, ils sont une infime partie à en vivre.

Le « noble art »

• La tradition du pugilat remonte à la nuit des temps. Les duels à poings nus se pratiquent dès l'Antiquité et jusqu'en 1850.

• C'est le marquis de Queensberry qui réglemente et codifie la boxe en 1857. Ce sport commence à attirer les foules et suscite l'intérêt du public dans le courant du XIXe siècle.

• En 1904 la boxe entre dans le programme des Jeux olympiques de Saint-Louis. À l'époque, l'assaut se faisait à distance. Le corps à corps était proscrit et le knock-out, ou encore K.-O., encore rare. La boxe est l'un des plus vieux sports au programme olympique.

• La Palestre nationale a ouvert ses portes le 12 décembre 1918. Le gymnase, situé rue Cherrier, est inauguré par l'Association athlétique d'amateurs nationale (AAAN) avant d'être acquis par l'Association catholique de la jeunesse canadienne-française (ACJC) en 1931. On y pratique la natation, l'escrime, la boxe, la lutte, etc.

• Le mot « palestre » désigne un lieu public où l'on s'exerçait à la lutte et à la gymnastique dan l'Antiquité. Le « pugilat » est un terme littéraire utilisé dans l'Antiquité pour désigner un combat entre boxeurs.

• La Fondation de la Palestre nationale vise à promouvoir le développement du sport amateur, à travers notamment un programme de soutien financier.

• En 2004, il existe 19 clubs de boxe amateur à Montréal.

• Dans les années 1950, les jeunes boxeurs, toutes nationalités confondues, viennent s'entraîner au club White-Owl, dans le quartier Saint-Henri, à Montréal. L'entraîneur Roger Larrivée y dispensait ses conseils aux jeunes talents, tels Donato Paduano, Joey Durelle ou encore Aimé Gauthier.

• Selon Mario Simard, auteur de l'ouvrage La Boxe professionnelle au Québec, l'hygiène de vie des boxeurs est « parfois monastique et fait entrer l'athlète dans le monde de la violence et du sadomasochisme ».

Le « noble art »

Média : Télévision

Émission : Jeunesse oblige

Date de diffusion : 31 décembre 1965

Invité(s) : Gamelin Dumas

Ressource(s) : Richard Garneau

Durée : 17 min 11 s

Dernière modification :
10 mai 2004


Fin de la liste
    etoile etoile etoile etoile etoile
  • Évaluez
  • Partagez ce clip
  • Citez ce clip




Découvrez aussi
Guy Jutras se souvient...
Télévision
2 min 31 s
Ancien arbitre, Guy Jutras commente les combats marquants de sa carrière.
Assainir la boxe au Québec?
Radio
13 min 59 s
La violence des combats rend nécessaire l'adoption d'un code de conduite.