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La banlieue québécoise a une identité

Date de diffusion : 6 février 2002

À l'occasion de la sortie de son livre Sainte-Foy : l'art de vivre en banlieue au Québec, au début de 2002, l'ethnologue Michel Lessard démontre à l'animatrice Marie-France Bazzo comment les banlieues québécoises se distinguent de leurs voisines américaines. Contrairement aux villes suburbaines anglo-saxonnes, axées sur le concept de cité-jardin, construites autour du centre commercial, les banlieues québécoises s'inspirent davantage du milieu rural et de son modèle paroissial.

Au cœur du village, l'église, le presbytère et l'école, sur lesquels se greffent un centre communautaire, un terrain de jeux et de multiples services et commerces, alors qu'en périphérie gravitent les bungalows.

Depuis les 60 dernières années, le portrait de la banlieue a beaucoup évolué. Les maisons vieillissantes ont été rénovées. D'autres modèles d'habitation, comme des immeubles en copropriété, des maisons jumelées, des immeubles de logements se sont ajoutés aux bungalows déjà en place. L'arrivée de maisons plus cossues a enrichi plusieurs secteurs, d'autres quartiers se sont appauvris. L'économie des banlieues s'est également développée, de sorte qu'une bonne proportion des banlieusards ne travaillent plus en ville, mais près de chez eux. Par le fait même, les banlieues sont devenues de plus en plus des villes satellites.

Aujourd'hui, les banlieues affirment toutes leurs différences. Chacune d'elles possède sa propre personnalité. Comme le souligne le livre La Banlieue revisitée (2002), il ne faut pas parler de « la» banlieue mais plutôt « des»  banlieues, car elles sont de moins en moins homogènes.

L'époque où un secteur était presque exclusivement composé de jeunes familles de classe moyenne, de race blanche, francophones et catholiques est révolue. Les jeunes couples sont devenus vieux, les nouvelles générations sont demeurées dans leur localité et depuis les années 1980 l'immigration pénètre dans ces fiefs autrefois réservés aux communautés locales.

La banlieue québécoise a une identité

• Les hommes recherchent depuis toujours l'idéal communautaire. Un peu partout des communautés planifiées voient le jour. Si certaines meurent victimes de leurs utopies, d'autres, plus calculatrices, s'attirent les louanges. Au Québec, la ville de Lorraine demeure le symbole de réussite en matière de communauté planifiée. Ville propre, soignée, Lorraine se voit décerner régulièrement le titre de banlieue idéale du Québec.

• Malgré sa beauté et sa tranquillité, Lorraine demeure un milieu très homogène. En effet, avec sa population aisée, de race blanche et très éduquée, et des règlements d'urbanisme très sévères, la banlieue idéale ne représente pas un modèle d'intégration sociale.

La banlieue québécoise a une identité

Média : Radio

Émission : Indicatif présent

Date de diffusion : 6 février 2002

Invité(s) : Michel Lessard

Ressource(s) : Marie-France Bazzo

Durée : 14 min 58 s

Dernière modification :
16 mars 2004


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