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Chronique de Madame banlieue

Date de diffusion : 10 novembre 1961

Le développement phénoménal des banlieues dans les années 1950 et 1960 marque l'émergence d'un nouveau cadre de valeurs. Pour répondre aux aspirations de cette population sans cesse croissante, la radio de Radio-Canada propose à ses auditeurs la chronique de Madame banlieue. Ainsi, au début des années 1960, Jeanne Dansereau livre son reportage aux émissions Partage du jour et Partage du matin.

Éducation des enfants, tâches des jeunes mères de famille, magasinage en ville, les sujets de Madame banlieue reflètent surtout la réalité des femmes. Dans cet extrait, elle répond à une auditrice convaincue de la morosité de la vie suburbaine.

L'essor d'après-guerre des banlieues s'explique en partie par le rôle de la femme nord-américaine à l'époque. En effet, la domination de la « reine au foyer » marque les années 1940 à 1960. Le modèle social incite alors les femmes à rester à la maison pour effectuer les tâches domestiques. Leur rôle d'épouse et de mère, sous des allures de féminité et de domesticité, les rend dépendantes de leurs maris, partis travailler en ville. Le modèle de la banlieue peut donc se concrétiser, car des milliers de femmes s'occupent de la maison familiale.

Avec les révolutions féminines des années 1960 et 1970, la condition des femmes se transforme. Elles ont accès à l'éducation, notamment à l'université, et les portes du marché du travail s'ouvrent à elles. À cet égard, le taux d'activité des femmes au Canada passe de 38 % en 1970 à 55,4 % en 1986.

Avec son propre salaire, l'acquisition d'une voiture, la femme des banlieues gagne une forme d'indépendance. Peu à peu, elle troque ses fourneaux, ses outils de jardin et son club de bridge du voisinage pour un emploi en ville ou dans une banlieue voisine. Mais pas complètement, puisque désormais elle doit cumuler emploi et tâches domestiques.

Chronique de Madame banlieue

• La banlieue idéale a déjà existé. Home Town en Californie représentait la parfaite communauté. De charmantes villas blanches, des rues bordées d'arbres, des gazons verdoyants, dans ce paisible village la population vivait simplement. Tous se connaissaient. Le dimanche, les habitants revêtaient leurs plus beaux atours pour aller à l'église et, la semaine, les aînés s'installaient au parc et regardaient les passants faire leurs courses à l'épicerie. Malheureusement, Home Town relevait du fruit de l'imagination d'Hollywood, puisqu'il s'agissait d'un décor de film. Loin d'être banale, l'image fabriquée de Home Town représentait la quintessence de l'idéal banlieusard.

• Depuis la révolution industrielle, la population urbaine croît sans cesse. Au Canada, entre 1881 et 1921, elle passe de 1,1 million à 4,3 millions d'habitants.

• Avec l'exode rural, les centres urbains du monde entier sont déjà plus habités que les campagnes à la veille de la Première Guerre mondiale. Une tendance qui se maintient tout au cours du XXe siècle.

• La population urbaine mondiale pourrait doubler d'ici 2025. En effet, selon les estimations, elle passera de 2,6 milliards en 1995 à 5,2 milliards. Cette poussée prendra forme surtout dans les pays en développement.

Chronique de Madame banlieue

Média : Radio

Émission : Partage du matin

Date de diffusion : 10 novembre 1961

Ressource(s) : Jeanne Dansereau

Durée : 5 min 13 s

Dernière modification :
6 avril 2005


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