Accueil · Société · Syndicalisme · Simonne Monet-Chartrand, une vie engagée
Période : 1919 - 1993
Simonne Monet-Chartrand, une vie engagée
Militante pendant plus d'un demi-siècle, Simonne Monet-Chartrand a été de toutes les luttes au Québec : droits des femmes, pacifisme, libertés civiles, syndicalisme. Rassembleuse et mobilisatrice, elle réussit à conjuguer vie familiale et engagement social. Pour elle « le privé est politique ». C'est comme femme, comme mère, comme citoyenne, qu'elle se prononce et qu'elle lutte pour des idéaux, refusant les barrières et les dogmes. Parcours d'une femme de conviction.
8 clips télé
8 clips radio
Vous devez ouvrir une session pour commenter ce clip.
Aucun commentaire enregistré
La jeunesse militante de Simonne
Date de diffusion : 2 mars 1975
Dès 1937, à l'âge de 18 ans, Simonne Monet milite au sein de la branche féminine de la Jeunesse étudiante catholique (JEC). Dans l'esprit de ce mouvement d'action catholique, les jeunes doivent devenir de véritables apôtres dans leur milieu et y répandre la doctrine sociale de l'Église.Comme l'explique Simonne Monet-Chartrand dans cette entrevue, ce mouvement a permis aux laïcs de jouer un rôle important à une époque où le clergé était tout-puissant. Il a aussi favorisé l'émergence de la jeunesse comme un groupe autonome, avec son identité propre. La pédagogie originale de la JEC, entièrement tournée vers l'action sociale, se résume dans la formule « Voir, juger, agir » qui a profondément marqué la jeune militante.
Simonne Monet est recrutée dans la JEC par l'abbé Émile Legault, fondateur des Compagnons de Saint-Laurent. Elle gravit les échelons du mouvement et se retrouve dirigeante nationale auprès des collèges classiques féminins et des écoles normales de la province. « Pour nous les jeunes étudiants, la JEC était un moyen inattendu et merveilleux de sortir du domaine des exigences académiques, de la discipline et des contraintes habituelles de la vie des maisons d'enseignement. Enfin, un moyen d'exister par nous-mêmes », raconte-t-elle dans le premier tome de son autobiographie, intitulée Ma vie comme rivière.
Née à Montréal le 4 novembre 1919, Simonne Monet est issue d'un milieu aisé puisqu'elle est fille et petite-fille de juge. Elle étudie au pensionnat Marie-Rose de Montréal, collège dirigé par les Sœurs du Saint-Nom de Jésus et de Marie et fréquenté par les jeunes filles de « bonnes familles ». Elle passe ses étés à Beloeil, dans une grande maison de bois face à la rivière Richelieu. Son frère aîné, Roger, est emporté par la tuberculose à l'âge de 20 ans. De santé fragile, Simonne est elle aussi atteinte par la terrible maladie, elle passe un long séjour en sanatorium dans les Laurentides.
La jeunesse militante de Simonne
• Simonne Monet est la fille d'Amédée Monet (1890-1946), élu député de Napierville en 1918 sous le gouvernement libéral de Lomer Gouin, nommé juge à la cour des sessions de la paix en 1922.• Simonne est profondément influencée par son père qui lui transmet des idées libérales et la traite en égale. Elle dira de lui qu'il « était juge mais qu'il avait du jugement ».
• Son grand-père paternel, Dominique Monet, est nommé juge à la Cour supérieure à l'âge de 43 ans, où il siège de 1908 à 1923. Élu député libéral à la Chambre des communes dans Napierville en 1891, Dominique Monet démissionne du cabinet en 1899 lorsqu'il se trouve en désaccord avec son parti sur la question de l'envoi de troupes canadiennes en Afrique du Sud lors de la guerre des Boers.
• La jeunesse ouvrière catholique a été fondée en 1925 en Belgique par un prêtre d'origine ouvrière, l'abbé Joseph Cardijn. Au Québec, le mouvement est repris dès 1932 à l'initiative de l'abbé Henri Roy, oblat issu d'un milieu populaire.
• Des associations spécialisées s'adressant aux jeunes de diverses origines sociales s'organisent par la suite : Jeunesse étudiante catholique (JEC) en 1934, Jeunesse agricole catholique (JAC) et Jeunesse indépendante catholique (JIC), pour les jeunes des classes moyennes, en 1935. Chaque groupe se compose d'une branche féminine et d'une branche masculine.
La jeunesse militante de Simonne
Média : Radio
Émission : Ni plus ni moins
Date de diffusion : 2 mars 1975
Invité(s) : Simonne Monet-Chartrand
Ressource(s) : Pierre Olivier
Durée : 20 min 20 s
Dernière modification :
26 mars 2009
Activez le Javascript sur votre navigateur...
16 clips dans ce dossier . page
Télévision
1 min 54 s
8 mars 1975
Le 8 mars 1975, des femmes revendiquent divers droits : avortement, garderie, congé de maternité, fin de la discrimination dans l'emploi…










La jeunesse militante de Simonne.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 26 mars 2009.
[Page consultée le 26 mai 2012.]