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Période : 1919 - 1993
Simonne Monet-Chartrand, une vie engagée
Militante pendant plus d'un demi-siècle, Simonne Monet-Chartrand a été de toutes les luttes au Québec : droits des femmes, pacifisme, libertés civiles, syndicalisme. Rassembleuse et mobilisatrice, elle réussit à conjuguer vie familiale et engagement social. Pour elle « le privé est politique ». C'est comme femme, comme mère, comme citoyenne, qu'elle se prononce et qu'elle lutte pour des idéaux, refusant les barrières et les dogmes. Parcours d'une femme de conviction.
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Pour les droits des femmes
Date de diffusion : 8 mars 1992
À l'occasion du 8 mars, Journée internationale des femmes, Carole Vallières s'entretient avec Simonne Monet-Chartrand.Pionnière dans les luttes pour l'avancement de la cause des femmes, la militante parle du chemin parcouru et des luttes qu'il reste à mener. Elle dénonce avec passion l'apathie ambiante, l'individualisme, le manque de courage, et déplore les clivages entre les divers groupes féministes qui freinent l'avancement de la cause. Elle s'étonne que les jeunes femmes rejettent le mot « féministe ». Pour elle, croire à l'égalité des sexes, c'est déjà être féministe.
Simonne Monet-Chartrand raconte qu'elle est devenue féministe à 20 ans, le jour où elle a appris qu'elle n'avait pas le droit de voter. Elle croyait que c'est parce qu'elle n'avait pas encore atteint l'âge de la majorité légale de 21 ans, mais son père lui explique alors : « Non, c'est parce que tu es une femme ». Depuis ce jour, elle milita activement pour les droits des femmes.
Elle participe au congrès de fondation de la Fédération des femmes du Québec, qui a lieu les 23 et 24 avril 1966, et fait partie du premier conseil d'administration de la fédération. Elle contribue également à la rédaction de plusieurs mémoires soumis à la commission d'enquête sur la condition féminine de 1968.
Pour les droits des femmes
• En 1975, lors de l'Année internationale de la femme, Simonne Monet-Chartrand donne une série de conférences à travers le Québec auprès de divers groupes de femmes. Au printemps, 500 femmes se réunissent à Québec afin de livrer des recommandations au ministre de la Condition féminine: Simonne est du nombre.• De 1975 à 1978, Simonne Monet-Chartrand est directrice générale adjointe de la Ligue des droits de l'homme. Elle se porte notamment à la défense d'une famille tzigane menacée d'expulsion.
• Pendant trois années consécutives, Simonne Monet-Chartrand soumet à l'assemblée générale annuelle de la Ligue des droits de l'homme la proposition d'en changer le nom pour celui de Ligue des droits et libertés. En septembre 1978, la proposition est acceptée.
• En 1990, Simonne Monet-Chartrand est invitée par l'organisme Femmes en tête à participer aux événements entourant le 50e anniversaire du droit de vote des femmes au Québec, à titre de marraine.
• En 1992, le prix Idola Saint-Jean est décerné à Simonne Monet-Chartrand, afin de souligner sa contribution à l'amélioration de la situation des femmes au Québec et à l'avancement du féminisme. Le prix Idola Saint-Jean est attribué par la Fédération des femmes du Québec depuis 1991.
• Le conseil régional de la Fédération des femmes du Québec à Montréal se nomme Conseil régional Simonne-Monet-Chartrand.
Pour les droits des femmes
Média : Télévision
Émission : Second Regard
Date de diffusion : 8 mars 1992
Invité(s) : Simonne Monet-Chartrand
Ressource(s) : Carole Vallières
Durée : 11 min 18 s
Dernière modification :
22 décembre 2004
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16 clips dans ce dossier . page
Télévision
1 min 54 s
8 mars 1975
Le 8 mars 1975, des femmes revendiquent divers droits : avortement, garderie, congé de maternité, fin de la discrimination dans l'emploi…










Pour les droits des femmes.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 22 décembre 2004.
[Page consultée le 12 février 2012.]