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CBC Digital Archives

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Période : 1937 - 1952

Pionnières du syndicalisme

Le destin de Léa Roback et Madeleine Parent est lié à l'histoire de l'organisation syndicale des travailleurs du textile au Québec et au Canada, de 1940 à 1960. Ces militantes, batailleuses en quête de justice sociale, ont lutté toute leur vie pour améliorer les conditions de travail des ouvriers, et ce parfois au péril de leur liberté…

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Émeute à la Dominion Textile

Date de diffusion : 14 juillet 1974

La guerre crée un climat favorable aux revendications ouvrières. En 1942, Madeleine Parent entreprend l'organisation des ouvriers de la Dominion Textile sous la bannière des Ouvriers unis des textiles d'Amérique (OUTA), syndicat international dont la direction se trouve aux États-Unis.

Face au refus de la Dominion Textile de reconnaître le syndicat et de négocier, la grève est déclenchée au début de juin 1946. Elle est immédiatement déclarée « illégale » par Maurice Duplessis. Comme le raconte Madeleine Parent : « les grévistes savaient que Duplessis avait déclaré la guerre aux travailleurs ».

Combattant avec le « courage du désespoir », les travailleurs de la Dominion Textile se mobilisent dans une ultime révolte contre la compagnie. Madeleine Parent raconte que dans les rues de Valleyfield, on entendait les ouvriers dire que la grève, « c'est la vie ou la mort ».

Les syndiqués doivent affronter la police provinciale dépêchée sur les lieux par le gouvernement. Les femmes jouent un rôle déterminant lors du conflit, elles sont même présentes sur les lignes de piquetage. La grève se caractérise par la violence des affrontements qui opposent grévistes et policiers, ceux-ci utilisant des bombes lacrymogènes alors que les ouvriers ripostent en lançant une pluie de roches.

Le 13 août 1946, quelque 250 policiers armés de mitraillettes (presque tout le contingent de la police provinciale) affrontent les grévistes, leurs familles ainsi que les habitants de la ville. Ces derniers parviennent à expulser les briseurs de grève et à mettre le verrou sur la barrière de l'usine. Pour la première fois, la police provinciale est battue par des ouvriers qui obtiennent gain de cause.

La Dominion Textile accepte de signer une convention collective avec le syndicat des OUTA représenté par Madeleine Parent. La grève de Valleyfield aura duré 100 jours.

Émeute à la Dominion Textile

• Lors du conflit contre la Dominion Textile à Valleyfield, le clergé organise pendant trois jours des messes antigrève, tandis qu'un prêtre escorte les briseurs de grève vers l'usine. Le clergé ne se montre toutefois pas unanimement hostile aux revendications des ouvriers. Ainsi, Mgr Charbonneau appuie les grévistes du textile et plus tard la grève d'Asbestos. Son attitude controversée entraînera sa démission forcée comme archevêque de Montréal en 1950. Duplessis ne se targuait-il pas de « faire manger les évêques dans sa main »?

• En février 1944, le gouvernement Godbout adopte la loi provinciale des relations ouvrières. Cette loi oblige entre autres les employeurs à négocier de « bonne foi » avec les représentants des travailleurs et prévoit le recours obligatoire à la procédure de conciliation et d'arbitrage en cas d'échec des négociations.

Émeute à la Dominion Textile

Média : Radio

Émission : Ce n'était qu'un début

Date de diffusion : 14 juillet 1974

Invité(s) : Madeleine Parent

Ressource(s) : Pierre Olivier

Durée : 21 min 26 s

Photo : Collection Madeleine Parent et Kent Rowley, Bibliothèque et Archives Canada, PA-118110

Dernière modification :
4 mars 2008


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