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L'action syndicale des Monet-Chartrand

Date de diffusion : 2 mars 1975

Michel Chartrand et Simonne mènent côte à côte les grandes luttes syndicales qui transforment peu à peu les conditions de travail des ouvriers dans le Québec des années 1950.

Dans cette entrevue, Simonne Monet-Chartrand explique le rôle joué par les femmes lors des grèves. Ces dernières doivent alors subvenir aux besoins de la famille tout en étant privées du salaire du mari, généralement seul pourvoyeur. Des comités de secours et d'entraide sont donc mis sur pied par les épouses de grévistes. Simonne collabore elle-même à l'organisation de plusieurs de ces comités.

Lors des conflits de travail, Simonne Monet-Chartrand est régulièrement invitée par les syndicats à s'adresser aux épouses des grévistes.

En 1955, lors des grèves dans l'industrie du papier à Shawinigan et Grand-Mère, elle organise les comités de secours, d'information et d'entraide aux familles des grévistes. Étant elle-même aux prises avec l'insécurité financière et de lourdes charges familiales, Simonne apparaît comme une interlocutrice crédible. Elle prend la parole devant les assemblées de grévistes et à la radio locale, encourageant les ouvriers et leurs familles à la solidarité. Dans ses allocutions, elle insiste pour que les femmes soient informées des négociations en cours, ce qui déplaît à certains organisateurs syndicaux.

Simonne Monet-Chartrand raconte avoir souvent eu l'impression de vivre en « veuve de guerre ». À partir de 1969, avec l'agitation sociale et politique qui secoue le Québec, Michel Chartrand et son épouse sont souvent sur la sellette, qualifiés d'agitateurs et soupçonnés d'appartenir au FLQ.

Le 16 octobre 1970 au matin, Michel Chartrand est arrêté par des policiers de la Sûreté du Québec et de la Gendarmerie royale, en vertu de la Loi sur les mesures de guerre proclamée par le gouvernement Trudeau. Simonne et sa famille restent 21 jours sans savoir où ce dernier est détenu. Michel Chartrand est accusé de conspiration séditieuse et de complicité avec le FLQ. Son épouse porte alors le brassard noir « en signe de deuil des libertés démocratiques ».

L'action syndicale des Monet-Chartrand

• De 1972 à 1975, Simonne Monet-Chartrand travaille comme directrice de l'information pour le Syndicat des enseignants de Champlain. Elle rédige également une chronique dans Le Champlain, journal du Syndicat des enseignants de Champlain, affilié à la CEQ.

• Le 7 janvier 1971, répondant à l'appel de la CSN, plus de 1500 personnes descendent dans la rue pour manifester en faveur de la libération de Michel Chartrand, détenu à la prison de Parthenais. Le 16 février 1971, Michel Chartrand est libéré après avoir été accusé et détenu pendant quatre mois pour appartenance au FLQ.

• Lors des élections fédérales du 22 mai 1979, Simonne Monet-Chartrand est candidate du parti Rhinocéros (« Rhino c'est rose ») dans la circonscription de Longueuil.

• La candidate mène sa campagne de dissidente tout de rose vêtue, répondant aux questions des journalistes par des jeux de mots, des discours utopiques pleins de verve, savourant « une des plus grandes libertés d'expression de toute mon existence ».

L'action syndicale des Monet-Chartrand

Média : Radio

Émission : Ni plus ni moins

Date de diffusion : 2 mars 1975

Invité(s) : Simonne Monet-Chartrand

Ressource(s) : Pierre Olivier

Durée : 11 min 25 s

Dernière modification :
22 décembre 2004


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