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Accueil · Société · Syndicalisme · Madeleine Parent, une âme de militante

Madeleine Parent, une âme de militante

Date de diffusion : 19 mai 1974

Née en 1918 en plein cœur de Montréal dans une famille de classe moyenne aux idées libérales, Madeleine Parent fréquente les meilleures écoles de la ville. D'abord étudiante au couvent Villa-Maria, elle termine son cours secondaire à l'école Trafalgar, établissement anglophone réputé. Comme elle l'explique dans cette entrevue, elle supportait mal le système des religieuses fondé sur l'obéissance, l'encadrement des idées et des manières de vivre. En 1936, elle s'inscrit à l'Université McGill. Pour une francophone catholique, ce choix est exceptionnel mais la jeune femme est à la recherche d'une formation supérieure laïque.

L'engagement social de Madeleine Parent commence au cours de ses années d'études, où elle s'implique d'abord dans des associations catholiques puis dans la branche contestataire du mouvement étudiant. À cette époque, la hiérarchie sociale se traduit dans le système des « fraternités » et des « sororités » dans lesquels se retrouvent fils et filles de bonnes familles. Madeleine Parent refuse de se joindre à une de ces associations et milite plutôt au sein de l'Assemblée des étudiants canadiens (Canadian Students Assembly) afin d'obtenir des bourses d'études pour les enfants de cultivateurs et d'ouvriers.

Après ses études, Madeleine Parent songe à se joindre au mouvement syndical. Mais les postes sont réservés aux hommes. Elle obtient alors un poste de secrétaire au comité d'organisation du Conseil des métiers et du travail de Montréal. Elle participe par la suite à l'organisation des travailleurs et travailleuses des industries de guerre. En 1942, recrutée par un délégué du nom de Kent Rowley qui partagera sa vie et ses luttes, Madeleine Parent se retrouve à la tête du mouvement de syndicalisation des usines de textile à Montréal et Valleyfield.

Madeleine Parent, une âme de militante

• Madeleine Parent milite dans le Student Christian Movement, association d'étudiants soucieux de militer pour la justice sociale et la paix internationale. L'association invite des conférenciers et organise notamment le Congrès de la jeunesse en 1937, rencontre où se rassemblent plus de 300 jeunes Canadiens de 27 universités.

• Dans les années 1930, l'Université McGill est une institution de prestige, recrutant une forte proportion de ses étudiants parmi l'élite anglo-saxonne de Montréal. L'université applique des quotas pour l'admission des juifs et des femmes, en particulier dans les facultés de droit ou de médecine.

• En 1939, lors d'une assemblée de la Ligue des droits civils à laquelle participe Madeleine Parent se trouve une organisatrice syndicale qui demande à lui être présentée. Il s'agit de la première rencontre entre Léa Roback et Madeleine Parent qui incitera Madeleine à militer au sein d'une organisation syndicale.

Madeleine Parent, une âme de militante

Média : Radio

Émission : Gens de mon pays

Date de diffusion : 19 mai 1974

Invité(s) : Madeleine Parent

Ressource(s) : Michel Désautels

Durée : 12 min 03 s

Photo : Collection Madeleine Parent et Kent Rowley, Bibliothèque et Archives Canada, PA-120397

Dernière modification :
20 janvier 2009


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