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L'anarchie frappe Montréal
Date de diffusion : 7 octobre 1969
En ce début d'automne 1969, les policiers sont en négociation avec la Ville de Montréal. Cette dernière veut imposer des mesures qui mettent les policiers en colère : patrouille à une personne - et non plus à deux - et suspension de la Ville de sa contribution financière au fonds de pension de tous les employés municipaux. Sans compter que l'écart des salaires entre les policiers de la métropole francophone et ceux de la ville Reine s'agrandit depuis quelques années.Le 7 octobre au matin, plus de 4000 policiers, réunis au Centre Paul-Sauvé, décident de tenir une une « journée d'étude ». Solidaires de leurs confrères, les pompiers décident également un arrêt de travail. Dans la ville de Montréal, c'est l'anarchie. Les chauffeurs de taxi en profitent pour s'attaquer à la compagnie de limousines et d'autobus Murray Hill, qui leur fait concurrence. Des cocktails Molotov fusent. Les dégâts au centre-ville sont évalués à deux millions de dollars de l'époque. Un agent de la Sûreté du Québec est tué.
Dans la soirée du 7 octobre, le gouvernement provincial vote en catastrophe une loi d'urgence pour assurer aux citoyens de Montréal la protection des services de police et d'incendie. La loi 61 force le retour au travail des policiers et pompiers le 8 octobre à 00 h 01; le décret prévoit des amendes et des peines d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à un an. Les grévistes cèdent et rentrent au travail.
L'anarchie frappe Montréal
• La grève du 7 octobre 1969 n'a cependant pas été un échec pour le corps policier montréalais. Elle est, en effet, l'élément déclencheur de la création de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), le 1er janvier 1970, qui permet à son tour le regroupement des 29 corps policiers de l'île de Montréal en un seul service deux ans plus tard. Le Service de police de la CUM (SPCUM) est remplacé, en janvier 2002, par le Service de police de la Ville de Montréal avec la fusion des municipalités de Montréal.• En 1969, Montréal comptait 3 780 policiers. Le salaire annuel de base d'un policier première classe était de 8 750 $. En comparaison, un travailleur québécois de l'industrie manufacturière gagnait 3 237 $ par année. En dix ans, le salaire des policiers de Montréal bondit, atteignant 22 209 $ en 1979. Au tournant de l'an 2000, il frôle les 60 000 $. En 1978, le syndicat des policiers gagne une autre bataille importante en implantant la semaine de quatre jours.
• Au moment où éclate la grève des policiers et des pompiers de Montréal, le gouvernement de l'Union nationale détient le pouvoir, avec Jean-Jacques Bertrand à sa tête. Nommé chef intérimaire du parti à la mort de Daniel Johnson, Bertrand est premier ministre et président du Conseil exécutif du 2 octobre 1968 au 12 mai 1970.
L'anarchie frappe Montréal
Média : Radio
Émission : Radiojournal
Date de diffusion : 7 octobre 1969
Invité(s) : Jean-Jacques Bertrand, Guy Marcil
Ressource(s) : Michel Bourdon, André Dubois, Normand Lester, Paul Racine
Durée : 12 min 06 s
Dernière modification :
7 octobre 2009
Télévision
2 min 38 s
25 juillet 1982
Le soir du 25 juillet 1982 éclate la pire émeute des annales pénitentiaires canadiennes qui coûtera la vie à trois gardiens et deux détenus.
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L'anarchie frappe Montréal.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 7 octobre 2009.
[Page consultée le 25 mai 2013.]