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Tester l'alcootest

Date de diffusion : 7 avril 1969

En avril 1969, le journaliste André Payette teste des « ivressomètres » après avoir bu quelques éprouvettes de whisky. Ces appareils, mieux connus sous le nom d'alcootests, permettent de mesurer le taux d'alcool dans l'organisme.

Le Code criminel canadien interdit à toute personne sous l'influence de l'alcool de conduire un véhicule. Pourtant, à la fin des années 1960, la mesure de l'alcoolémie, le taux d'alcool dans le sang, n'était pas obligatoire. Elle le devient en décembre 1969 avec l'adoption du « bill omnibus ».

Au fil des ans, les méthodes pour arrêter les conducteurs en état d'ivresse se sont améliorées. Au départ, les policiers ne pouvaient se fier qu'à leur jugement et à quelques exercices d'équilibre imposés aux conducteurs éméchés.

Depuis 1970, les automobilistes interceptés sont soumis à un alcootest. Ils doivent souffler dans un appareil portatif qui indique sur-le-champ aux patrouilleurs la teneur approximative d'alcool dans leur haleine. Si l'instrument détecte la présence d'alcool chez un conducteur, celui-ci doit subir un autre alcootest au poste de police.

Depuis les années 1980, les lois québécoises se montrent plus sévères envers les conducteurs en état d'ébriété. La condamnation pour conduite avec un taux d'alcool supérieur à 80 mg par 100 ml de sang entraîne une inscription automatique au casier judiciaire.

En 2005, le Code de la sécurité routière québécois prévoit une révocation du permis de conduire pour ivresse au volant. Le permis est suspendu pour une période de un à cinq ans, selon le dossier du conducteur, et une amende de 600 à 2000 $ est imposée pour une première infraction.

Tester l'alcootest

• Pour être valable, l'alcootest demande habituellement le prélèvement de deux échantillons d'haleine à 15 minutes d'intervalle. L'haleine doit être analysée dans les deux heures suivant l'arrestation de l'automobiliste.

• Si un conducteur est inconscient à la suite d'un accident, ou s'il est incapable de souffler suffisamment fort dans l'appareil, une prise de sang pourra établir son alcoolémie.

• Le Code criminel canadien prévoit des sanctions contre les conducteurs ivres reconnus coupables de la mort de piétons ou d'automobilistes. Ils sont passibles de deux à huit ans de prison.

• En 1985, la Régie de l'assurance automobile du Québec lance une campagne intensive pour la sobriété au volant. Son slogan, « L'alcool au volant, c'est criminel. Qu'on se le dise. », est affiché dans les bars, paraît sur des panneaux-réclame, en plus d'être diffusé dans les médias.

• Mise sur pied à Québec en 1984, Opération Nez rouge offre chaque année un service de chauffeurs bénévoles pour reconduire chez eux les fêtards durant la période de Noël.

• Selon le bilan routier 2004 de la Société d'assurance automobile du Québec, 38 % des conducteurs victimes de la route présentaient une alcoolémie supérieure à la limite permise. En 1987, la proportion de décès causés par l'alcool était de 50 %.

Tester l'alcootest

Média : Radio

Émission : Présent édition métropolitaine

Date de diffusion : 7 avril 1969

Invité(s) : Bernard Péclet, Jean-Marie Roussil

Ressource(s) : Claude Bisaillon, André Payette

Durée : 15 min 32 s

Dernière modification :
4 mars 2008


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