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Accueil · Société · Religion et spiritualité · Les missionnaires répandent la bonne nouvelle

Période : 1930 - 1970

Les missionnaires répandent la bonne nouvelle

Le Canada, terre de colonisation, terre d'évangélisation. Il y a bien longtemps que les missionnaires d'ici propagent la foi chrétienne. Depuis l'arrivée de Champlain en Nouvelle-France, en 1608, la tradition des œuvres missionnaires habite surtout l'histoire du Québec. Bien avant la Révolution tranquille, la province s'ouvre sur le monde grâce à l'envoi de centaines de missionnaires aux quatre coins du globe. Un héritage chargé de souvenirs et d'aventures que la récente histoire tend à oublier.

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L'œuvre des religieuses en Nouvelle-France

Date de diffusion : 1er avril 1993

Au tournant du XVIIe siècle, l'Europe vit une véritable révolution religieuse. C'est l'époque de la grande Réforme catholique. Cette volonté de renouveler l'Église va inciter le clergé et le peuple à entreprendre des missions d'évangélisation vers de nouvelles terres. Ainsi, des centaines de colons et de missionnaires s'installent en Nouvelle-France.

Après l'arrivée de Samuel de Champlain à Québec, en 1608, des congrégations religieuses se chargent d'évangéliser les Amérindiens. Des récollets, des jésuites s'installent au pays, mais aussi des ursulines et des hospitalières. Comme l'explique l'historienne Dominique Deslandres, le rôle de ces femmes est d'éduquer et de soigner les indigènes.

Les Récollets, une branche des Franciscains, arrivent les premiers en Nouvelle-France en 1615, à la demande de Champlain. Le Père Le Caron part vers l'Ouest, en Huronie, alors que le Père Jean Dolbeau va rejoindre les Montagnais au Nord. Après deux mois de conquête, ils retournent à Québec et dressent un constat : pour convertir les « Indiens » au christianisme, il faut les faire vivre avec des Français. Or, peu d'âmes peuplent cette colonie.

Dix ans plus tard, l'expérience s'avère un échec. La dizaine de récollets n'a pas appris les langues aborigènes. Leur bilan se résume à une quinzaine de conversions seulement.

Appelés à la rescousse, les Jésuites prennent la relève à partir de 1625. Leur tentative se révèle plus fructueuse. Mieux organisés et financés, les Jésuites sont prêts aux sacrifices et au martyre. Contrairement aux Récollets, leur stratégie est de déranger le moins possible, de s'intégrer aux autochtones et d'apprendre leur langue.

En 1637, les Jésuites fondent une réserve à Sillery, près de Québec, où ils répandent une éducation européenne aux autochtones. Pendant plus d'un siècle, ils tenteront ainsi de convertir les Amérindiens à la foi chrétienne.

Le régime français prend fin en 1760. Pendant cette période, les nations autochtones du vaste territoire québécois sont ou entrées en contact avec la parole de Dieu, ou complètement évangélisées. Or, la conquête anglaise sonne le glas des missions. Le tiers des prêtres quittent la Nouvelle-France. Du même coup, les ordres religieux se voient interdire tout recrutement.

Ailleurs dans le monde, le temps des missionnaires semble révolu. L'affaiblissement de pays catholiques comme l'Espagne et le Portugal, la perte du Canada par la France, l'expansion de pays protestants, comme l'Angleterre et la Hollande, confirment le déclin de la première grande aventure missionnaire.

L'œuvre des religieuses en Nouvelle-France

• Avant de mettre les pieds en Nouvelle-France, les Jésuites possèdent déjà une expérience de la conversion d'autochtones. Ils ont établi des postes en Inde, au Japon et au Paraguay.

• L'obstacle de la langue force les missionnaires à utiliser des œuvres d'art, des symboles et l'iconographie religieuse pour enseigner la parole de Dieu aux Indiens.

• À partir de 1632, les missionnaires jésuites se servent du commerce des fourrures à des fins religieuses. En effet, ils fixent deux prix selon la croyance : le plus bas pour les chrétiens et le plus élevé pour les païens.

• Dès 1642, les incitatifs s'accentuent. Les présents du gouverneur ne sont offerts qu'aux Indiens chrétiens.

L'œuvre des religieuses en Nouvelle-France

Média : Radio

Émission : Au fil du temps

Date de diffusion : 1er avril 1993

Invité(s) : Dominique Deslandres

Ressource(s) : André Champagne

Durée : 11 min 20 s

Dernière modification :
10 avril 2008


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