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La lutte des Tibétains au Canada

Date de diffusion : 2 février 1996

Après la rébellion de 1959, des milliers de Tibétains décident de suivre dans l'exil leur chef spirituel, le dalaï-lama. À partir des années 1960, le Canada accueille quelques centaines d'entre eux. Ces réfugiés et leurs descendants poursuivent, à leur manière, la lutte pour la libération du Tibet.

Dans ce reportage, le journaliste Alain Picard visite un bazar organisé par la communauté tibétaine de Montréal. Il en profite pour rencontrer quelques Tibétains. Par l'organisation de fêtes traditionnelles ou par la création de groupes d'entraide tibétains, ceux-ci semblent déterminés à préserver leur culture.

En 1996, la diaspora tibétaine compte plus de 160 000 personnes. Les Tibétains d'ici et d'ailleurs tentent de préserver leurs coutumes, leur langue et leur religion face à la dilution de leur culture, autant au Tibet que dans leurs terres d'accueil.

À Dharamsala, dans le nord de l'Inde, le gouvernement tibétain en exil a pour chef officiel le dalaï-lama. En 2001, Samdhong Rinpoché est élu premier ministre par la diaspora tibétaine avec 85 % des voix.

Dans la lutte pour la libération du Tibet, deux conceptions s'affrontent au sein de la diaspora. Une ligne modérée, représentée par le gouvernement en exil et le dalaï-lama, souhaite négocier une forme d'autonomie du Tibet avec la Chine.

Des Tibétains, représentés par le Congrès de la jeunesse tibétaine, se montrent plus radicaux. Frustrés par les faibles résultats obtenus par le dalaï-lama, ils réclament l'indépendance du Tibet et manifestent, parfois violemment, leurs revendications.

La lutte des Tibétains au Canada

• En 1996, le Canada recensait environ 780 Tibétains sur son territoire.

• Fondé en 1987, le comité Canada Tibet dénonce l'absence de liberté démocratique au Tibet. L'organisme, qui prône des moyens d'action non violents, souhaite voir la fin des souffrances du peuple tibétain.

• Dharamsala, le siège du gouvernement tibétain en exil, compte environ 20 000 habitants (recensement indien de 2001). Parfois surnommée « Petite Lhassa », la ville attire de nombreux touristes.

• En 1999, le journal Le Monde rapporte que certains membres de la diaspora tibétaine condamnent le manque d'action de la communauté tibétaine en exil.

• Le même article rapporte aussi certaines critiques envers le dalaï-lama, notamment face à son rapprochement trop intime avec l'Occident et son manque d'intérêt pour une vraie démocratie.

• En 1999, les huit membres du gouvernement en exil sont élus par les 46 députés, mais à partir d'une liste créée par le bureau du dalaï-lama.

La lutte des Tibétains au Canada

Média : Télévision

Émission : Montréal ce soir

Date de diffusion : 2 février 1996

Invité(s) : Tenzin Jimpa, Tenzin Khangsar, Musu Lhamo Losang, Thubten Samdup

Ressource(s) : Simon Durivage, Alain Picard

Durée : 7 min 23 s

Dernière modification :
11 mars 2008


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