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Des enfants doukhobors arrachés à leur famille

Date de diffusion : 6 février 2002

Au début des années 1950, le gouvernement de la Colombie-Britannique tente d'intégrer les enfants doukhobors dans le système scolaire public. Mais les Fils de la liberté refusent d'inscrire leurs enfants dans les écoles de la province. De 1953 à 1959, 170 enfants des Fils de la liberté sont enlevés à leur famille et internés à New Denver, dans un ancien sanatorium transformé en pensionnat.

Dans ce reportage de l'émission Sans frontières, des doukhobors ayant été internés pendant leur enfance racontent leur expérience.

Sous-alimentés, maltraités, les enfants n'avaient le droit de voir leurs parents que quelques heures par mois, et ce à travers un grillage. Le jour, ils allaient à l'école publique de New Denver et revenaient le soir au pensionnat. On leur défendait de parler russe, seule langue que la majorité d'entre eux comprenait.

Ce n'est qu'en septembre 1959 que le gouvernement de la Colombie-Britannique relâche les pensionnaires. Leurs parents acceptent de les envoyer dans les écoles provinciales.

Des enfants doukhobors arrachés à leur famille

• L'inscription des enfants doukhobors dans les écoles publiques, tant en Saskatchewan qu'en Colombie-Britannique, remonte au début du 20e siècle. Si les plus radicaux refusent l'instruction des enfants, la plupart ne s'y opposent pas.

• Plusieurs actes de vandalisme ont été perpétrés par les Fils de la liberté sur les écoles tout au long de la première moitié du 20e siècle.

• En 1947, le gouvernement de la Colombie-Britannique met sur pied une commission d'enquête, présidée par le juge H. Sullivan, pour faire la lumière sur les violences – incendies et attentats à la bombe – perpétrées par les Fils de la liberté.

• Dans son rapport remis en 1948, le juge Sullivan recommande, entre autres, que les enfants doukhobors soient intégrés dans le système scolaire public afin d'accélérer leur assimilation.

• En 1894, le leader des doukhobors, Peter V. Verigin, donne la consigne à la secte de ne plus consommer d'alcool et de cigarettes. L'année suivante, c'est la viande qui est bannie, tuer un animal ne correspondant pas à leur croyance. Depuis lors, les doukhobors sont végétariens.

• Le mot d'ordre de la secte est « Labeur et vie paisible ». Paradoxalement, dès avant leur départ de Russie, la résistance ouverte devient pour eux une tradition. Ils brûlent les armes, mais aussi leurs propres maisons et les biens d'autrui en signe de révolte.

Des enfants doukhobors arrachés à leur famille

Média : Radio

Émission : Sans frontières

Date de diffusion : 6 février 2002

Invité(s) : Arnold Barry, Rick Bonner, Joe Sherstobitoff, Walter Swetlishoff

Ressource(s) : Dominique Arnoldi, Michel Désautels

Durée : 6 min 59 s

Dernière modification :
7 novembre 2005


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