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Au secours des enfants infirmes

Date de diffusion : 2 octobre 1947

Le 2 octobre 1947, le maire de Montréal, Camillien Houde, lance un appel à la générosité du public à l'occasion de la campagne de souscription de la Société des enfants infirmes. Cette collecte de fonds est organisée lors de la journée du myosotis, fleur aussi appelée « ne m'oubliez pas ».

Le maire se déclare alors honoré de parler en faveur de ces enfants « qui appartiennent à une classe de malheureux ». Les mots employés par le politicien sont évocateurs de la mentalité de l'époque à l'égard des personnes handicapées, qui sont définies comme des êtres faibles à secourir par la charité.

Fondée en 1930 par le Club Rotary de Montréal, la Société pour les enfants infirmes organise divers services pour les jeunes handicapés. En juillet 1938, le camp d'été, aujourd'hui le camp Papillon, est inauguré : les jeunes campeurs sont alors logés sous d'immenses tentes offertes par l'armée canadienne. Un médecin et des infirmières s'occupent des enfants, qui profitent de l'air pur et participent à des activités de plein air. L'organisme assure également le transport des enfants dans les hôpitaux et fournit des appareils orthopédiques gratuitement.

Devenu la Société pour les enfants handicapés du Québec en 1982, l'organisme offre encore de nombreux services de nos jours.

En 1926, Lucie Bruneau fonde à Montréal l'Association catholique de l'aide aux infirmes. La même année, cette ancienne vice-présidente de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste ouvre l'École des enfants infirmes, devenue l'école Victor-Doré. Elle met sur pied un atelier de broderie et de couture, qui procure du travail à 50 personnes handicapées, et organise un camp d'été, Le Grillon, pour les enfants. Épouse du docteur Théodule Bruneau, elle a été conseillère municipale de 1940 à 1942.

En 1968, l'Aide aux infirmes obtient une subvention du gouvernement québécois afin de construire la maison Lucie-Bruneau, sise rue Laurier. Le centre offre des services de réadaptation aux personnes ayant une déficience motrice.

Au secours des enfants infirmes

• Le 28 août 1946, le ministre de la Santé du Québec, Albiny Paquette, demande aux commissions scolaires de retarder la rentrée des classes en raison d'une épidémie de paralysie infantile qui frappe la province. Au total, 939 cas de paralysie infantile sont identifiés au pays, dont 645 au Québec. La ville de Montréal est particulièrement touchée avec 558 cas et 30 décès.

• Jusqu'aux années 1940, les termes « invalides » et « infirmes » sont couramment utilisés pour désigner les personnes ayant une déficience motrice. C'est après la Seconde Guerre mondiale que le mot «handicapé» apparaît.

• Le terme « handicap » est emprunté au domaine des courses de chevaux et réfère à une épreuve où l'inégalité des chances des concurrents est compensée au départ.

Au secours des enfants infirmes

Média : Radio

Émission : Camillien Houde

Date de diffusion : 2 octobre 1947

Invité(s) : Camillien Houde

Durée : 3 min 41 s

Dernière modification :
22 novembre 2005


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