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L'État au secours des « miséreux »

Date de diffusion : 5 août 1990

La Première Guerre mondiale et la crise économique de 1929 entraînent un accroissement de la pauvreté. Les soldats infirmes et les chômeurs s'ajoutent à la liste des personnes inaptes à subvenir à leurs besoins. La charité privée est incapable de répondre aux demandes. Les gouvernements mettent en place des mesures temporaires pour lutter contre les problèmes engendrés par la crise. Dans cette foulée, les secours directs sont créés au début des années 1930. Cette aide fournit notamment de la nourriture et un logement aux chômeurs. Dans cet extrait, une femme raconte comment elle a vécu les secours directs.

Au Québec, la Loi de l'assistance publique est la première loi qui établit concrètement le rôle de l'État dans le domaine du secours aux indigents. Créée en 1921, cette loi stipule que le financement de l'assistance publique sera assumé à part égal par la municipalité, le gouvernement provincial et l'institution qui prend en charge l'indigent. Cependant, une modification à la loi en 1924 confirme que l'assistance relève toujours de la charité privée. Mais, en finançant un tiers des dépenses des institutions, le gouvernement provincial s'assure un certain contrôle. C'est le premier pas vers l'« étatisation » de la charité.

Selon la Loi de  l'assistance publique, est indigente «[…] toute personne hospitalisée ou recueillie dans tout établissement reconnu d'assistance publique […] et dans tout hospice, hôpital, crèche, sanatorium, refuge, institution de charité publique, qui ne peut subvenir, ni directement, ni indirectement à son entretien d'une façon temporaire ou définitive, ayant son domicile dans la province de Québec ».

Au Québec, les communautés religieuses sont propriétaires des différentes institutions de charité publique. Dans les années 1960, avec la Révolution tranquille, ces institutions passent entre les mains du gouvernement.

L'État au secours des « miséreux »

• La crise économique de 1929 montrent les faiblesses du mode de financement établi par la Loi de l'assistance publique. Par exemple, les petites municipalités sont incapables de répondre aux demandes croissantes d'aide. Les grands centres comme Montréal et Québec sont également incapables d'assumer leurs charges. Les communautés hospitalières doivent souvent soigner les indigents avec des ressources financières limitées.

• La Loi de l'assistance publique ne prévoit aucune mesure pour aider les chômeurs. Ceux-ci sont pris en charge par les œuvres caritatives privées, comme la Société Saint-Vincent-de-Paul, qui ont des ressources financières limitées.

• Cependant, dans les années 1930, les gouvernements créent des programmes de retour à la terre à l'intention des chômeurs des centres urbains.

L'État au secours des « miséreux »

Média : Radio

Émission : Dimanche magazine

Date de diffusion : 5 août 1990

Invité(s) : Jocelyne Martineau

Ressource(s) : Lise Garneau

Durée : 4 min 16 s

Dernière modification :
4 mars 2008


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