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Les programmes sociaux : des remèdes contre la pauvreté?

Date de diffusion : 6 mars 1963

Durant les années 1930, les gouvernements fédéral et provinciaux privilégient la non-intervention dans le domaine économique. L'aggravation de la crise force le gouvernement fédéral à intervenir pour aider les nécessiteux. Toutefois, l'intervention de l'État dans le domaine social reste timide et, selon les historiens Yves Bourdon et Jean Lamarre, les mesures gouvernementales sont peu efficaces à court terme. Ce sont les communautés religieuses et les familles qui s'occupent des cas d'indigence les plus urgents.

Dans ce reportage, il est question de l'institutionalisation des formes traditionnelles de solidarité.

La Seconde Guerre mondiale commence en 1939. L'économie de guerre met fin à la crise économique au Canada. À la même époque, le gouvernement fédéral privilégie une intervention de longue durée dans le domaine social. Il crée notamment un programme d'assurance-chômage et un régime d'allocations familiales, et il vote des lois sur le salaire minimum.

Les nouvelles orientations du gouvernement fédéral sont influencées par le rapport Marsh publié en 1943. Certains historiens qualifient ce document d'« acte de naissance de l'État-providence ». Le rapport Marsh prône l'implantation par le gouvernement d'un système national de sécurité sociale.

Les années d'après-guerre sont caractérisées par une prospérité économique. Entre 1944 et 1964, les salaires augmentent de 70 % dans l'ensemble du Canada, et le niveau de vie des travailleurs s'améliore. Cependant, cette prospérité ne touche pas tout le monde. C'est le cas des indigents et des mères célibataires. En fait, les mesures d'intervention sociale sont modestes, surtout dans les provinces. Par exemple, au Québec, le gouvernement crée une pension pour les mères nécessiteuses en 1937. Or, ce programme n'inclut pas les mères célibataires.

Au cours de la décennie 1960, plusieurs familles voient leur niveau de vie s'accroître, notamment grâce à l'entrée massive des femmes sur le marché du travail. De plus, le régime d'assurance-maladie qui débute en 1968, pour s'étendre à toutes les provinces en 1972, permet une amélioration considérable de la santé. Cependant, l'instauration de tels programmes entraîne un accroissement des dépenses pour le gouvernement, qui voit dès lors sa dette augmenter. Les politiques gouvernementales en matière sociale montrent leurs premiers signes de faiblesse.

Les programmes sociaux : des remèdes contre la pauvreté?

• Entre 1941 et 1947, le gouvernement fédéral investit massivement dans le secteur de l'aide aux démunis. En effet, durant cette période, les dépenses du fonds de l'Assistance publique passent de 6 à 84 millions de dollars. L'État-providence s'implante ainsi graduellement.

• Dans les années 1940, pour financer le fonds de l'Assistance publique, le gouvernement québécois établit une loi qui lui permet de taxer certains loisirs, biens de consommation et services : repas au restaurant, paris sur les champs de courses et alcool.

• En 2004, certains loisirs sont taxés au profit d'organisations charitables. Par exemple, les organisateurs de bingos doivent verser un pourcentage de leurs recettes à des organismes de bienfaisance.

Les programmes sociaux : des remèdes contre la pauvreté?

Média : Radio

Émission : Partage du jour

Date de diffusion : 6 mars 1963

Invité(s) : Jean Clavel, Jean Dufresne

Ressource(s) : Renée Larochelle

Durée : 9 min 16 s

Dernière modification :
8 avril 2005


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