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Période : 1975 - 2000

Les réfugiés de la mer

Printemps 1975 : la guerre prend fin au Vietnam, au Cambodge et au Laos. S'ensuit un exode massif de réfugiés, par voie terrestre et par mer. Le Canada prend rapidement conscience de l'ampleur du problème. De 1979 à 1980, il accueillera 60 000 réfugiés d'Asie du Sud-Est.

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Exodus pour Vietnamiens

Date de diffusion : 19 décembre 1978

La vague de réfugiés du Vietnam, entre 1975 et 1980, se compose de deux ethnies. Les Chinois du Vietnam, commerçants pour plusieurs, forment le groupe le plus important. Ils sont expulsés ou fuient le pays par mer et par voie terrestre, à la suite de l'abolition du commerce privé en 1978, et du conflit frontalier entre la Chine et le Vietnam en février 1979. Les Vietnamiens de souche constitue un moins fort contingent, ne représentant que 25 % des réfugiés. Tous passent obligatoirement par les camps des pays de premier accueil dispersés en Thaïlande, en Indonésie, aux Philippines, à Hong Kong et en Malaisie.

C'est dans les camps que les pays occidentaux viennent sélectionner les candidats qu'ils admettront sur leur territoire. La durée de séjour peut varier de quelques mois à quelques années, selon qu'un réfugié répond ou non aux critères d'admissibilité des pays tiers.

Certains camps, comme celui que visite le journaliste René Mailhot, offrent des conditions de vie acceptables, notamment à cause du savoir-faire de ses habitants. Mais dans plusieurs cas, la promiscuité, la misère, la malnutrition, la maladie et les mesures répressives minent les populations des camps surpeuplés.

En 1978, les pays de premier accueil commencent à être submergés par l'arrivée massive de réfugiés sur leur territoire. La Malaisie admet à elle seule plus de 60 000 personnes en provenance du Vietnam. En comparaison, la participation des pays riches demeure encore négligeable. Entre 1975 et 1978, le Canada n'a reçu que 9060 réfugiés.

En novembre 1978, le Hai Hong, un vieux cargo panaméen rouillé ayant à son bord 2500 Vietnamiens, se voit refuser l'accès aux côtes malaises. Les autorités menacent de remorquer le bateau en haute mer après l'avoir réapprovisionné en médicaments et en nourriture. Les images saisissantes de cette cargaison humaine font le tour du monde.

La population canadienne prend conscience de la situation critique des réfugiés indochinois. Le Canada accueille 604 d'entre eux. Mais comme le souligne le journaliste René Mailhot, ce n'est que la pointe de l'iceberg. Au cours des mois suivants, le gouvernement canadien reverra à la hausse ses politiques d'acceptation des réfugiés.

Exodus pour Vietnamiens

• Bien que le Canada ait signé la convention de Genève relative au statut de réfugiés en 1969, il faut attendre la loi sur l'immigration de 1976 pour que le concept de réfugié soit introduit dans la législation canadienne. Cet engagement explique la participation du Canada à la résolution de la crise des réfugiés en Asie du Sud-Est.

• Un mois avant l'affaire du Hai Hong, un autre bateau avec à son bord 1200 réfugiés, le Southern Cross, s'échoue en Indonésie. Le Canada accepte d'accueillir 80 réfugiés.

• Selon Statistique Canada, seulement pour 1979 et 1980, 42 664 Vietnamiens et Chinois du Vietnam ont élu domicile au pays. La majorité d'entre eux font partie de ceux qu'on a appelé les boat people.

Exodus pour Vietnamiens

Média : Télévision

Émission : Télémag

Date de diffusion : 19 décembre 1978

Invité(s) : Chris Carpenter, Ian Hamilton, M. Sang

Ressource(s) : René Mailhot, Pierre Nadeau

Durée : 21 min 22 s

Dernière modification :
18 avril 2008


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