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Période : 1975 - 2000
Les réfugiés de la mer
Printemps 1975 : la guerre prend fin au Vietnam, au Cambodge et au Laos. S'ensuit un exode massif de réfugiés, par voie terrestre et par mer. Le Canada prend rapidement conscience de l'ampleur du problème. De 1979 à 1980, il accueillera 60 000 réfugiés d'Asie du Sud-Est.
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Québec : terre d'accueil
Date de diffusion : 10 février 1981
Afin d'atteindre son quota de 50 000 réfugiés fixé pour 1979 et 1980, le gouvernement canadien fait appel à la générosité de la population. Il s'engage à parrainer un réfugié pour chaque réfugié pris en charge par le secteur privé. D'application d'abord modeste, le programme de parrainage privé prévu par la loi sur l'immigration promulguée en 1978 connaît alors un succès inespéré. Le taux de participation est tel que le Canada augmente bientôt son quota à 60 000. En moins de deux ans, plus de 7000 groupes prendront en charge près de 36 000 réfugiés, tandis que l'État en parrainera 24 000.Dans le Québec de la fin des années 1970, le contrôle de l'immigration apparaît comme un outil important du développement démographique. En février 1978, l'entente Couture-Collen prévoit une collaboration fédérale-provinciale dans le processus de sélection des réfugiés pour le Québec. De plus, estimant que l'adaptation des réfugiés doit relever du provincial, le Québec met sur pied son propre programme de parrainage. Unique au Canada, cette mesure lui permettra de parrainer directement 10 000 réfugiés.
Hormis l'adaptation au climat et au mode de vie nord-américain, deux problèmes de taille se posent aux réfugiés : apprendre le français et trouver un travail, comme l'explique Clermont Domingue. Pour ceux qui ne possèdent aucune connaissance du français, les cours du Centre d'orientation et de formation des immigrants (COFI) se révèlent peu efficaces, malgré les trente semaines de formation. La méconnaissance de la langue d'usage et l'absence ou la non-reconnaissance de qualifications professionnelles relèguent nombre de réfugiés dans des emplois non spécialisés et peu rémunérés. Certains, comme Kim Cheng Hêng, doivent cumuler plusieurs emplois pour accéder à l'autonomie financière.
La famille constituant le fondement de la société sud-est asiatique, les réfugiés, une fois au Canada, mobilisent leurs efforts pour tenter de faire venir les membres de leur famille encore au pays ou dans les camps. Il s'agit d'un devoir moral.
C'est le cas de Lien Dich Luong et de sa femme, retenus dans un camp à Hong Kong pour raison de santé, et que leurs enfants n'ont pu faire venir au Canada qu'un an après eux. L'envoi de lettres, d'argent ou de cadeaux préservent les liens et trompent l'attente. Les contacts avec la diaspora établie à l'étranger sont aussi fréquents.
Québec : terre d'accueil
• Un sondage Gallup réalisé en mars 1979 révèle que « plus d'un Canadien sur deux estime que le Canada prévoit accueillir trop de réfugiés indochinois ». En août 1979, soit un mois après que le Canada a décidé d'accueillir 50 000 réfugiés, « un Canadien sur deux se dit en faveur de l'accueil des réfugiés vietnamiens ». Mais en mai 1980, alors que le pays est sur le point d'atteindre son quota d'accueil, « deux Canadiens sur trois s'opposent à l'arrivée d'un plus grand nombre de réfugiés au pays ».Québec : terre d'accueil
Média : Télévision
Émission : Télémag
Date de diffusion : 10 février 1981
Invité(s) : Carmelia Brochu, Carmen Couture, Clermont Domingue, André Giroux, Kim Cheng Hêng, Lien Dich Luong, Hervé Ménard, My Dung O, Quan Hong Luong, Douglas Sheard
Ressource(s) : Claudette Bastien
Durée : 19 min 58 s
Dernière modification :
24 janvier 2003
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14 clips dans ce dossier . page
Télévision
41 min 30 s
En 2000, Jean-François Lépine se rend au Cambodge pour y rencontrer des victimes et d'anciens tortionnaires de la dictature de Pol Pot.










Québec : terre d'accueil.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 24 janvier 2003.
[Page consultée le 16 mai 2012.]