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Le « père » du Manitoba

Date de diffusion : 7 décembre 1964

À l'hiver 1870, au moment de l'occupation du fort Garry, l'Acte du Manitoba est négocié à Ottawa. Le 8 février, Louis Riel crée un nouveau gouvernement provisoire, reconnu par le Canada. Le 15 juillet 1870, le Manitoba devient la cinquième province canadienne.

En 1964, Roger Teillet, petit-neveu de Louis Riel et ministre des Anciens Combattants, qualifie son grand-oncle de « père » du Manitoba. Selon lui, c'est grâce au légendaire chef métis s'il y a toujours des francophones dans l'Ouest canadien.

Le 3 mai 1870, l'Acte du Manitoba est adopté par 120 voix contre 11 par le gouvernement canadien. Ottawa accepte la formation de la nouvelle province de peur de perdre ce territoire au profit des États-Unis.

L'Acte du Manitoba accorde un gouvernement responsable à la nouvelle province. Il comprend une charte, écrite par Louis Riel, qui assure des droits linguistiques, religieux et culturels aux habitants. Par contre, les terres des Métis seront propriété du dominion.

L'occupation du fort Garry se termine à l'été 1870 par la promesse d'amnistie des insurgés faite par John A. MacDonald. Louis Riel libère les prisonniers en apprenant la déclaration du premier ministre de la bouche de Mgr Taché, l'un de ses émissaires à Ottawa. Mais comme l'opinion publique ontarienne condamne Riel pour l'exécution de Thomas Scott, MacDonald envoie des soldats à la rivière Rouge sous le couvert d'une mission de paix.

Le 24 août 1870, le lieutenant-gouverneur McDougall et le corps militaire trouvent le fort Garry vide. Louis Riel s'est enfui aux États-Unis.

Le « père » du Manitoba

• Entre 1857 et 1869, la Couronne britannique, la Compagnie de la Baie d'Hudson et des représentants du Canada ont négocié l'annexion des Territoires du Nord-Ouest sans en aviser les Métis. Pour obtenir les territoires situés à l'ouest de l'Ontario, le gouvernement fédéral a versé 1,5 million de dollars à la Compagnie de la Baie d'Hudson.

• Après la création de la Confédération, en 1867, plusieurs Canadiens anglais veulent faire de l'Ouest un prolongement de l'Ontario. Les Canadiens français s'opposent à cette manœuvre.

• En 1873 et en 1874, Louis Riel est élu trois fois député fédéral de la circonscription de Provencher, au Manitoba. Le 9 avril 1874, les députés adoptent une résolution pour l'empêcher de siéger aux Communes en raison de sa participation à la rébellion de la rivière Rouge.

• En février 1875, le gouverneur général proclame une amnistie générale pour les participants au soulèvement de 1869-1870. Par contre, Louis Riel et deux autres Métis doivent s'exiler aux États-Unis pendant cinq ans.

• De 1876 à 1878, Louis Riel vit des phases de dépression et se sent constamment traqué. Sous un nom d'emprunt, il séjourne dans les hôpitaux psychiatriques de Beauport, près de Québec, et de Saint-Jean-de-Dieu, à Montréal. Des médecins affirment alors qu'il a perdu la raison. Louis Riel niera toujours avoir été fou, il se réfugiera dans la poésie.

• Parti en janvier 1878 pour les États-Unis, Louis Riel s'installe à la mission Saint-Pierre, au Montana. En 1881, il s'y marie à une Métisse, Marguerite Monet dit Bellehumeur. Ensemble, ils auront deux enfants.

Le « père » du Manitoba

Média : Radio

Émission : Partage du jour

Date de diffusion : 7 décembre 1964

Invité(s) : Roger Teillet

Ressource(s) : Renée Larochelle, Réginald Martel, Lionel Marleau

Durée : 4 min 45 s

Dernière modification :
20 décembre 2004


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